Cet article a été publié le: 23/10/20 11:57 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Des experts de l’ONU demandent à la Thaïlande d’autoriser les manifestations pacifiques

Abidjan, 23 oct 2020 (AIP)- Des experts des droits de l’Homme des Nations Unies, appelant jeudi 22 octobre 2020 à la fin de la répression des manifestations pacifiques, en Thaïlande, ont exhorté le gouvernement thaïlandais à garantir les droits fondamentaux de réunion pacifique et de liberté d’expression et ont appelé à la fin de la répression des manifestations pacifiques.

« Nous demandons instamment au gouvernement thaïlandais de permettre aux étudiants, aux défenseurs des droits de l’homme et à d’autres personnes de protester de manière pacifique. Le peuple thaïlandais devrait être autorisé à s’exprimer librement et à partager ses opinions politiques, en ligne et hors ligne, sans poursuites », ont-ils indiqué.

Les experts de l’ONU ont également appelé les autorités à libérer immédiatement et sans condition toute personne détenue pour le seul exercice de ses libertés fondamentales. Selon eux, les autorités de sécurité thaïlandaises font un usage inutile de la force contre les manifestants pacifiques ».

Pour eux, une telle violence ne fait qu’aggraver la situation. Ainsi au lieu d’essayer de faire taire les manifestants pacifiques, ils  demandent instamment au gouvernement thaïlandais de chercher rapidement à établir un dialogue ouvert et authentique avec les manifestants, ont-ils souligné.

Des milliers de personnes ont rejoint les manifestations pro-démocratiques à Bangkok, appelant à des réformes du gouvernement et de la monarchie. Depuis le 13 octobre 2020, au moins 80 personnes ont été arrêtées, dont 27 sont toujours en détention. Certaines ont été inculpées en vertu du code pénal thaïlandais pour sédition et « rassemblement illégal ».

Certaines ont également été accusées en vertu de la loi sur les crimes informatiques pour avoir utilisé leurs comptes de médias sociaux pour appeler le public à participer aux rassemblements. Deux d’entre elles risquent une peine de prison à vie pour avoir prétendument utilisé la violence contre la monarchie.

(AIP)

sdaf/cmas