Cet article a été publié le: 10/09/21 19:45 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ France- Covid-19 : Agnès Buzyn mise en examen pour sa gestion de la crise sanitaire

Abidjan, 10 sept 2021 (AIP)- L’ancienne ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, a été vendredi 10 septembre 2021, mise en examen pour “mise en danger de la vie d’autrui” par le parquet général de la Cour de justice de la République (CJR), rapportent des médias internationaux.

Au tout début 2020, Agnès Buzyn occupait un rôle central, à la tête du ministère de la Santé (mai 2017 – février 2020). Alors que le monde commençait à prendre peur après les informations alarmantes venant de Wuhan, en Chine, l’hématologue de formation avait pris la parole à l’Élysée le 24 janvier 2020 pour dire que “les risques de propagation du coronavirus dans la population sont très faibles”. Avant de préciser que cette analyse pouvait “évoluer”.

Ayant été remplacée en février par Olivier Véran, elle créait un tollé en disant dans le Monde du 17 mars 2020 : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous », avait-elle déclaré au Monde.

Des propos confirmés en juin 2020 devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion de la crise sanitaire : elle avait indiqué avoir alerté l’Élysée et Matignon en janvier sur le “danger” potentiel du coronavirus.

Depuis, la CJR, seule institution habilitée à juger des ministres en exercice, a reçu “14 500” plaintes liées à la crise selon le procureur général près la Cour de cassation, François Molins, mercredi. Neuf de ces plaintes ont été jugées recevables par la commission des requêtes de la CJR, qui fait office de filtre, et ont permis l’ouverture d’une enquête en juillet 2020.

Des perquisitions ont été menées mi-octobre 2020 par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff).

Ces perquisitions ont visé les domiciles et bureaux du ministre de la Santé, Olivier Véran, de l’ex-Premier ministre Édouard Philippe, d’Agnès Buzyn et d’un autre ancien membre du gouvernement, Sibeth Ndiaye, mais aussi du directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, et de la directrice générale de Santé publique France, Geneviève Chêne.

(AIP)

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