Cet article a été publié le: 3/12/21 9:46 GMT

Côte d’ivoire-AIP/Inter/ JMLS 2021: Le Togo veut s’appuyer sur des lois pour une meilleure riposte contre le VIH/Sida

Abidjan, 03 dec 2021 (AIP)- Pour une meilleure riposte contre le VIH/Sida, le Togo veut s’appuyer sur l’application de la loi sur l’assurance maladie comme véritable opportunité pour le financement pérenne des interventions de la santé et du VIH, de réduction du poids financier pour les malades et leurs familles, et de la loi sur la santé de la reproduction.

Selon le coordonnateur national du secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) du Togo, Professeur Vincent Palokinam Pitche, qui l’a fait savoir lors d’un webinaire tenu jeudi 02 décembre 2021 à Lomé, ces lois permettront non seulement d’augmenter les ressources domestiques des malades et de leurs familles, de combler les lacunes dans la disponibilité des services dans la prise d’un traitement. En matière de santé de la reproduction, de proposer des services accessibles en matière de procréation qui améliorera la qualité de vie de cette cible vulnérable qu’est la femme/ la jeune fille.

« Si la prévalence qui était au début des années 2000 à 5% est actuellement estimée à 2% en 2020 avec une réduction des nouvelles infections du VIH de plus de 60%, cela est dû aux efforts consentis par le gouvernement tant au plan organisationnel qu’aux plans communautaires (avec les activités de prévention) que médicaux et l’adoption de la loi sur la santé de la reproduction depuis 2015 », a-t-il déclaré.

Effet, le CNLS-IST a été créé en 2001 et présidé par le Chef de l’Etat, président de la République. Il y a également une instance nationale de coordination du financement des projets du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose, et le paludisme, sans oublier le comité conjoint du système des Nations unies.

Pour ce qui concerne le domaine de la prévention, les interventions de mobilisation sociale, de promotion de la sexualité responsable avec l’usage des préservatifs, de prise en charge des IST… ont permis de toucher plusieurs cibles, à savoir, les populations vulnérables (femmes, jeunes, transporteurs routiers, le corps habillé) et les populations clés (professionnels de sexe, homosexuels, usagers de drogues, prisonniers).

“Le pays dispose d’une loi sur la santé de la reproduction et d’une loi contre la discrimination et la stigmatisation depuis 2005, sans oublier l’observatoire national de lutte piloté par le réseau des associations des personnes vivant avec le VIH (RAS+) qui mène des actions de prévention, de documentations des cas et de prise en charge sociale et juridiques des personnes qui sont victimes. Ce sont là, des occasions pour booster la lutte et avoir des résultants probants comme le recommande l’Onusida”, a-t-il expliqué.

Selon le directeur pays Onusida au Togo, Dr Eric Verschueren, il y a de profondes lacunes dans la riposte dans des régions entières comme l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Cependant, il soutient que la lutte contre le Sida connaît d’énormes progrès au Togo. « Si nous nous attaquons aux inégalités qui freinent les progrès, nous pouvons tenir notre promesse de mettre fin au sida d’ici 2030. Aussi, il va falloir accélérer la cadence, car nous savons que dans toute course, c’est toujours la dernière ligne droite qui est la plus difficile. Nous devons avoir pour objectif d’atteindre le slogan de cette édition 2021 qui est +Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au sida. Mettre fin aux pandémies+”.

Pour combler ce retard, Dr Verschueren, propose de réduire la stigmatisation et la discrimination; de garantir la préparation à une fourniture de services complets anti-VIH pendant les pandémies et les urgences humanitaires; d’intensifier l’association de mesures de prévention du VIH à impact élevé pour les populations clés, les filles adolescentes et les jeunes; de renforcer les systèmes de santé, y compris les systèmes communautaires; de combler les lacunes dans la disponibilité des services et dans la prise d’un traitement pédiatrique contre le VIH afin de prévenir la transmission verticale; de promouvoir une réponse au VIH responsable, inclusive et durable par le biais de partenariats multisectoriels, y compris pour les questions au-delà du VIH; et enfin, de créer une plateforme d’analyse de la situation sanitaire, y compris l’analyse des contributions des populations clés à des épidémies spécifiques.

Ce webinaire a été organisé par la coordination togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la Santé et de l’environnement (REPMAPSEN) dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le sida célébrée chaque 1er décembre. Créé dans le but de coordonner/promouvoir les bonnes pratiques et faire le plaidoyer auprès des autorités pour régler certains problèmes, le REMAPSEN est présent dans ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest du Centre francophone et Madagascar.

(AIP)

tls/cmas