Cet article a été publié le: 29/06/21 13:58 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ La capitale de Tigré reprise par le TDF tandis que le gouvernement éthiopien décrète un cessez-le-feu unilatéral

Abidjan, 29 juin 2021 (AIP)- Les Forces de défense tigréennes (TDF) ont repris la capitale régionale, Mekelé, forçant le gouvernement éthiopien à décréter, lundi 28 juin 2021, un « cessez-le-feu unilatéral », rapportent des médias internationaux au sujet de la crise qui oppose l’Ethiopie à la région dissidente de Tigré depuis novembre 2020.

La confrontation militaire entre les autorités locales dissidentes, issues du Front populaire de libération du Tigré (FPLT), et le gouvernement fédéral, entamée le 4 novembre 2020, a longtemps donné l’impression d’être à l’avantage des forces du premier ministre, Abiy Ahmed, appuyées par les troupes de l’Erythrée voisine. Les deux armées ont contrôlé la totalité des villes du Tigré, traquant de longs mois durant les combattants fidèles au FPLT dans les montagnes de la région.

Dès le 28 novembre 2020, les troupes fédérales éthiopiennes entraient triomphalement à Mekelé, après trois semaines de combats intenses. Quelques jours plus tard, une visite du premier ministre venait symboliquement entériner la prise de la capitale provinciale et la mise en déroute du FPLT.

Arborant son uniforme militaire, Abiy Ahmed se déclarait « heureux d’annoncer la fin officielle des opérations militaires au Tigré ». Pourtant, la guerre n’a jamais cessé, marquée par de nombreux récits d’exactions sur les civils, qui ont terni la réputation internationale d’Abiy Ahmed, récompensé, en 2019, par le prix Nobel de la paix.

Sept mois, jour pour jour, après avoir dû abandonner Mekelé face aux assauts de l’armée fédérale éthiopienne, les rebelles des Forces de défense tigréennes ont repris le contrôle de la capitale provinciale du Tigré, peuplée de 500 000 habitants, ce lundi.

Le 9 novembre 2020, le conflit au Tigré avait déjà fait des centaines de morts, d’après des sources militaires éthiopiennes. Selon plusieurs sources, près de 500 membres des forces du Tigré ont été tués par l’armée éthiopienne.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a demandé le 13 novembre 2020, une « enquête indépendante » sur les nombreux civils qui auraient été tués dans la région du Tigré en Éthiopie, évoquant de possibles « crimes de guerre ».

(AIP)

eaa/ask