Cet article a été publié le: 7/01/22 13:24 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ La cheffe des droits de l’homme de l’ONU appelle à résoudre pacifiquement les griefs au Kazakhstan

Abidjan, 07 jan 2022 (AIP)- La Haute commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a exhorté jeudi 6 janvier 2022, les forces de sécurité et les manifestants du Kazakhstan à s’abstenir de toute violence et à rechercher une résolution pacifique des griefs.

Un porte-parole de la police de la ville principale, Almaty, a déclaré que les forces de sécurité avaient tué des dizaines de manifestants. En outre, près de 1.000 personnes auraient été blessées lors des manifestations qui ont commencé le 2 janvier 2022 ayant pour objet l’augmentation du prix du gaz et une profonde défiance face au régime en place.

Par ailleurs 18 membres des forces de sécurité auraient été tués et 748 blessés. Et environ 2.300 personnes ont été arrêtées. « Le droit international est clair : les gens ont le droit de manifester pacifiquement et le droit à la liberté d’expression. Dans le même temps, les manifestants, quelle que soit leur colère ou leur mécontentement, ne devraient pas recourir à la violence contre les autres », a déclaré Mme Bachelet.

La police anti-émeute aurait utilisé des grenades lacrymogènes et des grenades flash lors d’affrontements avec des manifestants à Almaty. Les manifestants ont saisi certains bâtiments gouvernementaux de la ville, les ont incendiés et ont tenté de prendre d’assaut des postes de police. Selon certaines informations, le 6 janvier 2022, des tirs intenses ont éclaté entre des militaires et des individus armés devant l’hôtel de ville d’Almaty.

La Haute Commissaire a rappelé aux autorités kazakhes que la force doit être employée sous réserve de strictes exigences de nécessité et de proportionnalité. La force meurtrière, en particulier les balles réelles, ne devrait être utilisée qu’en dernier recours contre des individus spécifiques pour faire face à une menace imminente de mort ou de blessure grave.

L’état d’urgence décrété dans plusieurs endroits le 5 janvier, notamment dans la ville principale d’Almaty et la capitale, Nur-Sultan, a désormais été étendu à l’ensemble du pays. Cet état d’urgence, comprenant un couvre-feu de 23H à 7H devrait rester en place jusqu’au 19 janvier.

« Les États ont le droit de déclarer l’état d’urgence dans certaines circonstances restreintes, mais toute dérogation aux droits de l’homme est soumise à des exigences strictes de nécessité et de proportionnalité. Certains droits, dont le droit à la vie, l’interdiction de la torture et autres mauvais traitements, et le droit de ne pas être arbitrairement détenu continuent de s’appliquer en toutes circonstances », a souligné la cheffe des droits de l’Homme de l’ONU.

(AIP)

amak/cmas