Cet article a été publié le: 23/09/21 12:10 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ L’Afrique n’a pas besoin d’aumône mais plutôt de partenaires constructifs (Tshisekedi)

Abidjan, 23 sept (AIP) – Le président en exercice de l’Union africaine (UA), Félix Tshisekedi, a fait savoir à l’occasion de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient à New York que l’Afrique n’a pas besoin d’aumône mais elle a plutôt besoin de partenaires constructifs pour mettre en valeur ses richesses naturelles afin d’améliorer les conditions de vie de ses populations.

L’Afrique n’a pas besoin d’aumône, elle se bat pour conquérir des espaces de liberté et d’action dans un monde toujours en compétition, afin de se forger un destin meilleur et d’apporter davantage sa contribution au progrès général de l’humanité. Elle souhaite désormais des partenariats constructifs et gagnant-gagnants, pour mettre en valeur ses fabuleuses richesses naturelles, se doter d’infrastructures de développement et améliorer les conditions de vie de ses populations“, a-t-il indiqué mardi 21 septembre 2021, en abordant également la situation économique, sanitaire et sécuritaire du continent africain.

Félix Tshisekedi a rappelé que ces dernières années, plusieurs régions de l’Afrique sont touchées par des attaques liées au djihadisme, notamment l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest et surtout la région du Sahel. Pour lui, si la Communauté internationale continue de minimiser le danger que représente la propagation du djihadisme en Afrique et n’adopte pas une stratégie globale pour éradiquer ce fléau, les plaies ouvertes dans la zone saharienne, en Afrique centrale et australe, continueront à se métastaser jusqu’à faire jonction pour devenir une menace réelle pour la paix et la sécurité internationale.

Alors que la région voit une série de coups d’Etats qui semble devenir le moyen infaillible d’accéder au pouvoir, plus de six tentatives en un an, Tshisekedi a abordé les questions de mauvaises gouvernance. “L’atteinte de ces objectifs exige des institutions politiques fortes et stables, les politiques publiques adéquates, la bonne gouvernance et l’intégration régionale et pour cela”, a-t-il souligné, notant que “ni les capacités ni les ressources naturelles ne font défaut pour ce faire.”

À l’heure où la pandémie peine à être endiguée à l’échelle mondiale, les pays africains sont encore loin de leurs objectifs en termes de vaccination, “seuls 2% des plus de cinq milliards de doses administrées dans le monde l’ont été en Afrique”, a fait valoir la directrice  régionale pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Matshidiso Rebecca Natalie Moeti, dans un rapport du 2 septembre de l’ONU.

Pour exhorter  donc la scène internationale sur l’urgence sanitaire, Félix Tshisekedi a demandé à “augmenter la capacité des tests dans les pays qui ne disposent pas des produits de laboratoire requis”, “assurer un approvisionnement suffisant et rapide en médicaments et équipements nécessaires à la prise en charge des malades”, “généraliser la vaccination en approvisionnant en vaccins ceux qui ne les produisent pas et en les dotant de capacités de production locale.”

En ce sens, il a réclamé 100 milliards des droits de tirage spéciaux du Fonds Monétaire International (FMI) pour lutter contre l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les économies africaines.

Félix Tshisekedi est à la tête de l’UA depuis le 6 février 2021 et président de la RDC depuis le 24 janvier 2019.

(AIP)

sdaf/cmas