Cet article a été publié le: 26/11/21 6:52 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ L’autonomisation des femmes et des filles peut mettre fin au cycle de la violence (UNFPA)

Abuja (Nigeria), 26 nov 2021 (AIP)- L’autonomisation des femmes et des filles peut mettre fin au cycle de la violence, notamment les violences basées sur le genre (VBG), a assuré jeudi 25 novembre 2021 à Abuja, au Nigeria, la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Natalia Kanem.

A l’occasion d’une cérémonie de remise de diplômes aux meilleurs impétrants du programme STEAM destiné aux personnes victimes de violence basée sur le genre, Dr Kanem s’est félicitée des bénéficiaires de ce programme, notamment les jeunes femmes et filles qui l’ont achevé avec succès. « Je vous encourage à faire des efforts délibérés pour intégrer les connaissances et les compétences que vous avez acquises, dans votre vie quotidienne. J’insiste pour dire que ce programme vous offre une opportunité unique d’améliorer votre développement global et votre bien-être », a-t-elle indiqué.

« Sachez que malgré les défis auxquels vous êtes confrontées dans la vie, vous avez aujourd’hui le pouvoir d’être ce que vous voulez être dans la vie. Vous pouvez être propriétaire d’entreprise, enseignant, médecin. Soyez fières de vous », a-t-elle ajouté. Pour la directrice exécutive de l’UNFPA, faire progresser le statut politique, social et économique des femmes est une finalité vitale en soi, ainsi que des stratégies essentielles pour éradiquer la pauvreté, promouvoir les droits des femmes et ouvrir la voie au développement durable.

Selon elle, les droits des femmes, y compris l’accès à la santé sexuelle et reproductive, et leur capacité à prendre des décisions sur ces questions, sont les pierres angulaires de l’égalité des sexes, du développement durable et des populations productives.

L’UNFPA estime que près de 12 millions de femmes dans le monde ont perdu l’accès aux services de planification familiale, entraînant jusqu’à 1,4 million de grossesses non désirées, en s’appuyant sur des données de juillet 2021. « Nous prévoyons également qu’il y aura 13 millions de mariages d’enfants et deux millions de cas de mutilations génitales qui auraient pu être évitées au cours de la prochaine décennie en raison des perturbations de nos programme », a Dr Kanem.

Selon elle, même avant la pandémie de COVID-19, la violence sexiste était un problème aux proportions épidémiques, avec une femme sur trois dans le monde ayant subi des abus physiques ou sexuels au cours de sa vie. « C’est une statistique que nous devons changer. Les femmes veulent que cela change, les hommes veulent que cela change, les jeunes mènent ce changement. Cela va être difficile à faire, mais l’UNFPA est prêt à prendre les devants pour que cela se produise », a-t-elle assuré.

« Il est temps de se lever et de dire ‘assez’ à la violence non seulement un jour, mais 365 jours par an. Nous devons prévenir la violence. Et jusqu’à ce que nous y mettions fin, nous devons fournir tout ce dont les femmes et les filles ont besoin pour survivre et se rétablir, des soins de santé physique et mentale à l’aide juridique et au soutien pour retrouver leurs moyens de subsistance », a insisté Dr Kanem.

L’organisation internationale a marqué, le 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et commémore les 16 jours d’activisme contre la violence sexiste.

(AIP)

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