Cet article a été publié le: 8/10/21 9:38 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Le PNUD alerte sur les inégalités entre les groupes ethniques encore persistantes dans le monde 

Abidjan, 8 oct 2021 (AIP)- Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a révélé, jeudi 7 octobre 2021, que les inégalités entre les groupes ethniques liées à la pauvreté multidimensionnelle persistent dans le monde.

Un nouveau rapport du PNUD estime que « les disparités en matière de pauvreté multidimensionnelle au sein des groupes ethniques demeurent élevées dans de nombreux pays ». Cette situation a été accentuée par la pandémie de COVID-19.

« L’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) de cette année nous rappelle que nous devons produire un tableau complet de la façon dont les personnes sont touchées par la pauvreté, en spécifiant qui elles sont et où elles vivent, si nous désirons progresser à partir de cette crise et concevoir des réponses efficaces qui n’oublient personne », a déclaré l’Administrateur du PNUD, Achim Steiner, à l’occasion de la publication de l’étude.

L’IPM, produit par le PNUD et l’Initiative d’Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI), mesure la pauvreté compte tenu de diverses privations qui touchent les personnes dans leur vie quotidienne, notamment une santé menacée, une éducation insuffisante et un niveau de vie bas.

Ce dernier rapport examine le niveau et la composition de la pauvreté multidimensionnelle dans 109 pays couvrant 5,9 milliards de personnes et présente, à partir des informations disponibles, une ventilation des données par ethnie/race/caste pour 41 pays.

Le rapport constate que, dans certains cas, les inégalités en termes de pauvreté multidimensionnelle parmi les groupes ethniques et raciaux sont plus importantes que les disparités entre les régions géographiques infranationales.

La pauvreté multidimensionnelle est liée au manque de scolarisation des femmes. De plus, le rapport constate également que les femmes et les filles vivant dans la pauvreté multidimensionnelle sont plus susceptibles de subir des violences au sein du couple.

Dans le monde, dans 109 pays et parmi 5,9 milliards de personnes, 1,3 milliard de personnes souffre de pauvreté multidimensionnelle. Environ la moitié (644 millions) sont des enfants de moins de 18 ans. Près de 85% vivent en Afrique subsaharienne (556 millions) ou en Asie du Sud (532 millions). Plus de 67% vivent dans des pays à revenu intermédiaire.

Les données brossent un tableau sombre de la réalité quotidienne de la vie des personnes qui souffrent de pauvreté multidimensionnelle. Un milliard d’entre elles est exposé à des combustibles de cuisson solides, un milliard vit dans des conditions d’assainissement inadéquates et un milliard a des logements insalubres, 788 millions vivent dans un foyer comptant au moins une personne sous-alimentée, 568 millions n’ont pas accès à de l’eau potable à moins de 30 minutes de marche aller-retour.

Bien que la pauvreté multidimensionnelle demeure élevée, des signes encourageants de progrès sont apparus dans certains pays, au moins jusqu’au début de la COVID-19.

Pour la directrice de l’OPHI à l’Université d’Oxford, Sabina Alkire, il faut corriger les inégalités structurelles. « Pour parvenir à un avenir où tous les individus disposent de capacités essentielles qu’ils apprécient et trouvent à valoriser, il faut que la communauté internationale corrige les inégalités structurelles qui oppriment et entravent le progrès », a-t-elle déclaré.

(AIP)

eaa/cmas