Cet article a été publié le: 11/08/22 9:48 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Inter/ Le Sénégal et la BAD signent un accord de plus de 79 milliards pour une production alimentaire d’urgence

Abidjan,  11 août 2022 (AIP) – Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération du Sénégal, Amadou Hott, et le Représentant-résident de la Banque africaine de développement (BAD) au Sénégal, Mouhamed Cherif, ont procédé, mercredi 10 Aout 2022, à la signature d’un accord de prêt relatif au Programme de production alimentaire d’urgence d’un montant de plus de 79 milliards de francs CFA pour ’’atténuer les chocs exogènes sur le plan financier, économique et social’’, rapporte l’Agence de presse sénégalaise (APS).

“Ce programme de production alimentaire d’urgence vise à atténuer les chocs exogènes sur le plan financier, économique, social et à juguler la tendance haussière des productions céréalières observée ces dernières années, notamment en concentrant les efforts sur la mise à dispositions des principaux intrants aux producteurs”, a expliqué le ministre sénégalais Amadou Hott.

Intervenant lors de cette cérémonie de signature d’accord de prêt, le ministre sénégalais a soutenu que ce programme a aussi pour but ’’de renforcer la souveraineté alimentaire du pays par la réduction de la dépendance à l’importation des céréales de base et de produits horticoles à vocation vivrière’’.

Le montant total de ce prêt s’élève à 120 millions 947 milles euros, soit environ 79,33 milliards de FCFA. Il sera décaissé en deux tranches.

M. Amadou Hott a précisé que ce programme qui sera mis en œuvre sous forme d’appui budgétaire se décline en trois composantes.

Selon lui, la première phase vise à améliorer l’accès aux semences certifiées et l’appui conseil. La deuxième consiste à améliorer l’accès aux engrais et aux exploitations agricoles. La troisième porte sur l’amélioration de la gouvernance et la mise en œuvre des politiques publiques dans les secteurs agricoles, avec la digitalisation du processus de distribution des engrais et des semences.

’’Les principaux résultats et effets attendus de ce programme portent sur la production de 600 000 tonnes de céréales (riz, mais, mil), 120 000 tonnes de niébé et 150 000 tonnes de pomme de terre’’, a soutenu de son côté, Mouhamed Cherif, le Représentant-résident de la BAD, en précisant qu’il est également attendu la production de 35, 5 de G3 de blé en 2024, qui à termes permettront d’obtenir près de 9 000 tonnes de semences certifiées.

M. Mouhamed Cherif a signalé que l’intervention de ce programme permettra également à environ 850 000 ménages, dont 20% dirigés par des femmes, ’’d’avoir un accès sécurisé à de semences et intrants en qualité suffisante’’ et ajouté que les différentes réalisations auront un effet positif sur les revenus des ménages, ainsi que sur la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays.

(AIP)

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