Cet article a été publié le: 26/04/21 15:36 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Les combattants de l’opposition somalienne bouclent des parties de la capitale

Abidjan, 26 avr 2021 (AIP)- Des combattants de l’opposition somalienne ont pris position lundi 26 avril 2021 dans certaines parties de la capitale somalienne, un jour après que des affrontements avec les troupes gouvernementales ont éclaté suite à la tentative du président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed dit Farmajo de prolonger son mandat.

Selon des médias occidentaux, ces affrontements, principalement dans les quartiers nord de Sanca et Marinaya et au carrefour très fréquenté du KM4 au centre, ont commencé après les manifestations des dizaines de partisans de l’opposition contre la prolongation du mandat du président somalien.

Dimanche 25 avril 2021 soir, des coups de feu sporadiques ont retenti dans toute la capitale Mogadiscio après que des combats ont éclaté entre les forces gouvernementales et celles alliées à divers dirigeants de l’opposition.

La Somalie, pays fragilisé par des décennies de guerre civile et par l’insurrection de la milice islamiste shebab, connaît actuellement une des pires crises politiques de ces dernières années.

Le 12 avril 2021, le Parlement somalien a voté une loi prolongeant de deux ans le mandat expiré en février du président Farmajo, et prévoyant la tenue d’une élection en 2023, faute d’avoir pu organiser comme prévu un scrutin cette année.

Lors d’une conférence de presse lundi matin, le Premier ministre somalien, Mohamed Hussein Roble s’est dit “profondément attristé par la tragédie qui a perturbé la sécurité dans la capitale”.

“J’appelle chacun à préserver la stabilité et à prendre soin de la communauté”, a-t-il ajouté, invitant les forces armées à “respecter leur engagement” et à “protéger” les habitants de Mogadiscio.

La mission de l’ONU en Somalie s’est dite “très préoccupée” par ces confrontations. “La violence n’est pas la solution à la crise politique actuelle”, a-t-elle notamment écrit sur Twitter.

L’extension du mandat de Farmajo a été “condamnée” vendredi par l’Union africaine tandis que le Conseil de sécurité de l’ONU appelait les parties à “rejeter la violence et reprendre le dialogue de toute urgence et sans condition préalable”.

(AIP)

sdaf/cmas