Cet article a été publié le: 1/10/21 15:53 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Les Etats-Unis ont perdu la guerre en Afghanistan, admet le chef d’état-major américain

Abidjan, 1er oct 2021 (AIP) – Le chef d’état-major américain, Mark Milley, a reconnu que les Etats-Unis ont perdu la guerre en Afghanistan devant une commission parlementaire, un mois après la fin de l’intervention américaine dans ce pays, rapportent des médias occidentaux.

“Il est clair et évident pour nous tous que la guerre en Afghanistan ne s’est pas terminée dans les termes que nous voulions, avec les Taliban au pouvoir à Kaboul”, a expliqué le général Milley lors d’une audition au Congrès américain.

“Quand il se passe quelque chose comme une guerre perdue et elle l’a été, dans le sens où nous avons rempli notre mission stratégique de protéger l’Amérique contre Al-Qaïda mais où il est certain que la situation finale est bien différente que ce que nous voulions”, a-t-il admis.

Selon lui, il y a plein de facteurs qui expliquent cet échec stratégique américain en Afghanistan. Entre autres, les occasions ratées de capturer ou tuer le chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden peu après le lancement de l’intervention en Afghanistan en 2001, l’invasion de l’Irak en 2003 ayant drainé de nombreux soldats, l’échec de Washington à empêcher le Pakistan de devenir un “sanctuaire” pour les Taliban et le retrait de conseillers militaires déployés dans les unités afghanes ces dernières années.

Le fait également que l’opération américaine de représailles, lancée après les attentats du 11 septembre 2001 ait évolué en une vaste entreprise de reconstruction du pays pour éviter un retour des Taliban au pouvoir et l’effondrement de l’armée et du gouvernement afghan ont précipité les opérations de retrait des militaires américains et de leurs alliés civils afghan, a-t-il soutenu.

Le mardi 28 septembre 2021, les chefs du Pentagone avaient reconnu devant le Sénat avoir sous-estimé la démoralisation de l’armée afghane après l’accord passé en février 2020 entre l’administration de Donald Trump et les Talibans. Cet accord prévoyait le retrait de tous les soldats étrangers d’Afghanistan avant le 1er mai 2021, en échange de garanties sécuritaires et de l’ouverture de négociations directes inédites entre les insurgés et les autorités de Kaboul.

Malgré l’absence de progrès dans les discussions inter-afghanes, Joe Biden avait décidé de respecter l’accord, tout en repoussant la date-limite du retrait au 31 août.

(AIP)

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