Cet article a été publié le: 28/11/21 11:11 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Inter /Les forces de l’ordre dispersent des manifestants à la place de la Nation de Ouagadougou

Abidjan,  28 nov 2021 (AIP)La Compagnie républicaine de sécurité (CRS) a dispersé  samedi 27 novembre 2021,  à coups de gaz lacrymogènes, des manifestants qui tentaient de se regrouper à la place de la Nation de Ouagadougou pour protester contre la recrudescence des attaques terroristes au Burkina Faso, rapporte l’Agence d’informations du Burkina Faso (AIB).

La tension était montée d’un cran samedi dans la matinée, à la place de la Nation de Ouagadougou, entre Forces de l’ordre et manifestants sortis pour  exprimer leur ras le bol face à la multiplicité des attaques terroristes.

Les marcheurs qui tentaient de se regrouper sur la place mythique ont été vite dispersés à coups de gaz lacrymogènes par la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) et la gendarmerie.

Selon les constats faits sur place par cette Agence de presse, aux environs de 8h 30 mn, les quatre coins de ce lieu stratégique de la capitale politique était entièrement quadrillés par les éléments de la sécurité.

Malgré les multiples jets de gaz lacrymogènes, les manifestants  se regroupaient toujours au rond point des cinéastes, à côté de la mairie centrale de Ouagadougou.

Les commerces et les stations d’essence aux alentours ont été fermés à cause de la manifestation. Même le grand marché Rood-Wooko s’est également vidé de ses hommes.

Les marcheurs ont érigé des barricades pour empêcher la circulation tout en brûlant des pneus sur la voie menant à la Cathédrale et aussi devant la Bourse du Travail.

Un blessé léger a été enregistré et évacué par la Croix-Rouge burkinabè pour des soins au cours de cette course poursuite. Aux dernières nouvelles, le blessé est hors de danger selon des sources sécuritaires proches de la Croix-Rouge.

Vers 11 heures, les manifestants étaient cantonnés  sous un soleil de plomb dans une réserve située, non loin de la Cathédrale de Ouagadougou.

Aux dernières nouvelles, l’une des marcheurs, Anaïs Drabo, une militante du Mouvement sauvons le Burkina  a été arrêtée et conduite à la gendarmerie de Paspanga.

A l’appel des organisations de la société civile,  d’autres régions du Burkina Faso telles que Bobo Dioulasso, Dorian et Kaya ont battu le pavé pour dénoncer la dégradation de la situation sécuritaire au Burkina-faso, note-t-on.

Le 14 novembre 2021, une soixantaine de personnes dont plus de 50  gendarmes ont été tuées dans une attaque terroriste à Inata dans la région du Sahel.

Le président du Faso Roch Marc Christian  sur la question a livré un discours  jeudi 24  novembre 2021, en promettant  la formation d’un gouvernement resserré pour faire face au terrorisme.

 

( AIP)

sdaf/ask