Cet article a été publié le: 30/04/21 12:57 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ L’Espagne demande une enquête sur la mort de ses journalistes tués par des djihadistes au Burkina Faso

Abidjan, 30 avr 2021 (AIP)- Le Gouvernement espagnol demande une enquête sur la mort des trois européens tués lundi dans une l’attaque survenue dans la région Est du Burkina Faso, tandis que leur dépouille est arrivée vendredi 30 avril 2021 à Madrid, rapportent des médias internationaux.

Les deux journalistes David Beriáin et Roberto Fraile, espagnols et le reporter irlandais Rory Young, président d’une ONG de protection de la faune sauvage, portés disparus lundi 26 avril, ont été tués lors d’une attaque terroriste dans l’est du Burkina Faso, alors qu’ils travaillaient sur un documentaire sur le braconnage.

A bord d’un avion de l’armée de l’air espagnole, la dépouille de ces trois hommes est arrivée vendredi 30 avril 2021 sur la base aérienne de Torrejón de Ardoz, à l’est de la capitale espagnole, en présence des autorités espagnoles.

Prenant la parole lors d’une conférence de presse, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a appelé à ce que les responsables soient identifiés.

“Nous avons demandé aux autorités du Burkina Faso d’enquêter sur les événements, de les clarifier et d’identifier les responsables afin qu’ils soient traduits en justice. Nous ne voulons pas que des événements terribles comme celui-ci soient oubliés ou restent impunis”, a-t-elle déclaré.

“Nous avons eu une déclaration d’un groupe djihadiste revendiquant l’attaque, mais ce n’est pas suffisant, nous voulons vraiment que les événements soient clarifiés”, a ajouté Arancha González Laya.

Le Burkina Faso est régulièrement la cible des attaques des groupes djihadistes qui sévissent au Sahel. Depuis 2015, les attaques des groupes terroristes, certains affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et à l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), qui ont dégénéré en violences entre communautés, ont fait plus de 1 200 morts et plus d’un million de déplacés au Sahel.

(AIP)

eaa/fmo