Abidjan, 03 sept 2026 (AIP)- Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé, mardi 1er septembre 2026, que son pays était prêt à respecter les engagements découlant de l’accord conclu avec les États-Unis, à condition qu’ils fassent de même, lors d’un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
« Si les États-Unis reviennent à leurs engagements dans cet accord, la République islamique d’Iran est également prête à agir pour les exécuter », selon l’Agence iranienne de presse (IRNA), citant M. Pezeshkian.
Le président iranien a réaffirmé l’attachement de Téhéran à l’accord, tout en soulignant sa volonté de préserver les droits et les intérêts de son pays.
« Si la partie adverse souhaite poursuivre dans cette voie, nous resterons attachés au même accord que celui que nous avons signé. Si les États-Unis reviennent à cet accord, nous le respecterons également », a-t-il ajouté.
Massoud Pezeshkian a toutefois dénoncé les exigences qu’il juge « illégales » de certaines grandes puissances et estimé que leur supériorité militaire ou économique ne pouvait justifier la violation de la souveraineté des États ni le recours à la force en dehors du droit international.
« Les grandes puissances n’ont pas le droit, sous prétexte qu’elles disposent de la puissance, d’agresser d’autres pays sans tenir compte des cadres et des règles du droit international », a-t-il déclaré.
Le président iranien a assuré que Téhéran ne demandait, dans le cadre de l’accord, « rien d’autre que le respect des droits et des intérêts de notre pays », réaffirmant ainsi les conditions posées par son gouvernement pour la poursuite de cet engagement.
Evoquant la participation de l’Iran à l’OCS et aux BRICS, il a par ailleurs présenté cette orientation comme un moyen de lutter contre l’unilatéralisme et de promouvoir un ordre international fondé sur le multilatéralisme.
S’adressant à Vladimir Poutine, Massoud Pezeshkian a indiqué que Téhéran soutenait la vision russe d’un « véritable multilatéralisme », affirmant sa conviction que les pays opposés à l’unilatéralisme finiraient par l’emporter.
(AIP)
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