Cet article a été publié le: 21/07/21 16:57 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Liverpool retirée de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en raison d’aménagements du port

Abidjan, 21 juil 2021 (AIP)- La ville anglaise de Liverpool a été retirée de la liste du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), « en raison de la perte irréversible des attributs qui transmettent la valeur universelle exceptionnelle du bien », annonce un communiqué de l’institution rendu public mercredi 21 juillet 2021.

Cette décision a été prise à l’issue de la 44ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO qui se déroule à Fuzhou, en Chine.

Liverpool – Port marchand a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2004. En 2012, le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison d’inquiétudes suscitées par le projet de développement de Liverpool Waters.

Le projet a depuis été mis en œuvre, de même que d’autres aménagements à l’intérieur du bien et dans sa zone tampon. « Le Comité considère que ces constructions portent atteinte à l’authenticité et à l’intégrité du site », a précisé l’UNESCO dans un communiqué de presse.

Le centre historique et les docks de Liverpool ont été inscrits pour avoir été le témoin du développement de l’un des principaux centres du commerce mondial aux 18e et 19e siècles. Le site a également illustré les développements pionniers de la technologie moderne des docks, des systèmes de transport et de la gestion portuaire.

« Toute suppression d’un bien de la Liste du patrimoine mondial est une perte pour la communauté internationale et pour les valeurs et engagements partagés à l’échelle mondiale dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial », a estimé l’UNESCO.

Après la Vallée de l’Elbe à Dresde (Allemagne) et le Sanctuaire de l’oryx arabe (Oman), Liverpool est le troisième bien à perdre son statut de patrimoine mondial.

Le Sanctuaire de l’oryx arabe avait été retiré en 2007 après la décision d’Oman de réduire sa superficie de 90% pour un projet de prospection d’hydrocarbures. En 2009, la Vallée de l’Elbe à Dresde avait perdu son statut en raison d’un projet de construction de pont routier.

(AIP)

eaa/cmas