Cet article a été publié le: 24/09/20 14:23 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Inter/ L’Onu appelle à la libération de plusieurs détenus politiques maliens par la junte militaire au Mali

Abidjan, 24 sept 2020 (AIP)-L’expert indépendant des droits de l’homme des Nations Unies, Alioune Tine,  a demandé, mercredi, la « libération immédiate » de plusieurs responsables politiques maliens détenus par la junte, dont l’ex-Premier ministre, Boubou Cissé, a rapporté mercredi le site d’information des Nations-unies (Onu.info).

«J’ai appelé aujourd’hui les responsables du coup d’État au Mali à libérer les anciennes autorités gouvernementales détenues depuis plus d’un mois », a déclaré dans un communiqué, Alioune Tine qui s’exprimait sur la situation des droits de l’homme au Mali.

Selon l’expert onusien,  les personnes arrêtées par les responsables du coup d’État ont été arbitrairement privées de leur liberté pendant plus d’un mois.

Pour  M. Tine, il n’y a aucune base légale pour la détention de l’ancien Premier ministre, de l’ancien Président de l’Assemblée nationale et d’autres anciens responsables gouvernementaux maliens arrêtés lors du coup d’État du 18 août, invitant le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) à respecter les obligations internationales du Mali en matière de droits de l’homme.

«En vertu du droit international, toute personne arrêtée doit être informée, au moment de son arrestation, des raisons de son arrestation et, dans le plus court délai, de toute accusation portée contre elle »,  a-t-il souligné.

L’expert onusien exhorte donc les responsables de la junte au pouvoir, à respecter scrupuleusement les droits des personnes arrêtées, notamment le droit de communiquer avec leurs familles et leurs avocats et de recevoir des visites, en particulier des membres de leur famille.

Sur les 18 personnes arrêtées par les putschistes le 18 août 2020, au moins 13 sont toujours détenues au camp militaire de Kati à Bamako, malgré les appels à leur libération lancés par la cheffe des droits de l’homme, Michelle Bachelet, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

(AIP)

sdaf/ask