Cet article a été publié le: 17/03/21 17:45 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Inter/ l’UNICEF condamne le meurtre de 58 civils par des groupes armés à l’Ouest du Niger

Abidjan, 17 mars 2021 (AIP)-Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a condamné fermement mercredi 17 mars 2021,  l’assassinat d’au moins 58 civils, dont six enfants, survenu lundi 15 mars 2021, dans la région de Tillabery, à l’Ouest du Niger.

« L’UNICEF condamne avec la plus grande fermeté les meurtres horribles de civils perpétrés par des groupes armés non identifiés dans les villages de Darey-dey et Sinégogar, région de Tillabery, dans l’ouest du Niger, qui auraient tué au moins 58 personnes dont six enfants âgés de 11 à 17 ans », a déclaré la Directrice régionale de l’UNICEF, Marie-Pierre Poirier, dans un communiqué.

« Nous sommes profondément attristés et indignés que des civils, dont des enfants, figurent parmi les victimes », a-t-elle ajouté.

Le Fonds rappelle que début janvier 2021, dans la même région, des groupes armés ont mené des attaques coordonnées dans les villages de Tchamo-Bangou et Zaroumdareye, tuant au moins 100 personnes dont 17 enfants de moins de 16 ans.

La recrudescence de la violence armée dans la région du Sahel central a un impact dévastateur sur la survie, l’éducation, la protection et le développement des enfants. L’insécurité croissante le long des frontières avec le Burkina Faso et le Mali a exacerbé les besoins dans la région de Tillabery où plus de 95.000 personnes sont déplacées.

Au cours des derniers mois, l’accès des acteurs humanitaires aux populations touchées par le conflit a été entravé. Il est de plus en plus difficile d’atteindre les personnes dans le besoin, déplore l’UNICEF.

Le Niger reste confronté à une combinaison de crises humanitaires à déclenchement rapide et prolongé qui ont été exacerbées par les impacts de la Covid-19. Environ 3,8 millions de personnes, dont 2 millions d’enfants, ont besoin d’une aide humanitaire à travers le pays, fait remarquer le Fonds, en soulignant que l’UNICEF continue de travailler avec le gouvernement et ses partenaires dans les communautés touchées pour fournir aux enfants et aux familles des services essentiels de protection, de soins de santé et d’éducation.

Mais pour mettre fin à la violence et aider l’UNICEF à atteindre ceux qui en ont le plus besoin, un soutien et un engagement supplémentaires de la part de la communauté internationale sont de toute urgence nécessaires, a conclu Marie-Pierre Poirier.

(AIP)

sdaf/fmo