Cet article a été publié le: 17/07/22 11:04 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ « Nous venons de réaliser le vœu de nombreux hommes d’affaires Africains et Emiratis », se rejouit le PDG du groupe UBA (Interview)

(Par Simon Benjamin Bassolé, envoyé spécial à Dubaï)

Dubaï (UAE), 17 juil 2022 (AIP) – A la faveur d’un diner-réception offert jeudi 14 juillet 2022 au Palazzo Versace de Dubaï, à la l’occasion du lancement des activités du Groupe UBA dans la capitale émiratie, l’AIP a rencontré le PDG, Tony O. Elumelu, qui se félicite de la présence de la Banque panafricaine, première institution financière de l’Afrique Subsaharienne, aux  Emirats arabe unis (EAU). Interview.

Pourquoi avoir choisi Dubaï pour vous implanter dans le Moyen Orient ?

UBA est présente dans 20 pays en Afrique. La banque est aussi implantée en France, en Amérique, en Grande-Bretagne. C’est avec enthousiasme que nous lançons notre présence dans cette partie du monde qui est le Moyen-Orient. Ce soir, nous sommes heureux que UBA, la African Global Bank à Dubaï, soit en train d’inscrire son nom dans la mission d’aider les nécessiteux en Afrique et dans le reste du monde en termes de service financier, planification de voyages et de correspondance bancaire. Nous sommes heureux de financer le voyage, les infrastructures, d’accompagner nos populations qui entreprennent déjà et ceux qui souhaitent se lancer dans le business à travers le monde.

Qu’est-ce que cela représente pour le Nigeria et pour l’Afrique toute entière ?

La relation entre les Emiratis et l’Afrique a toujours été forte. Beaucoup parmi les « Business men » de Dubaï ont souhaité faire des affaires avec l’Afrique de l’Ouest. Il fallait trouver le bon partenaire. Et UBA est ce partenaire qui vient palier ce problème de correspondance bancaire avec cette plateforme implantée pour le peuple africain qui veut faire du business avec les habitants de Dubaï et vice-versa. Je me félicite de cette aventure de longue durée qui vient de se réaliser et qui fait de l’institution financière, la première banque subsaharienne qui pose sa valise dans le Moyen-Orient.

UBA est installée au cœur de la DIFC, le Centre international financier de Dubaï. Comment comptez-vous tirer profit de cette zone avantageuse ?

Le plus important est de savoir qu’il s’agit d’un environnement réglementaire très efficace. UBA s’implante ici pour les opportunités de Business, pas juste pour les intérêts de la banque, mais pour les clients partout dans le monde. Nous visons le long terme en termes d’évolution.

Votre institution a-t-elle les potentialités pour faire face à l’inflation avec le Dollar qui monte ?

Nous sommes conscients de cette inflation financière. Depuis cinq ans, nous avons anticipé en oeuvrant pour l’ouverture de plusieurs des branches. Cependant, en tant que groupe et personnes qui réfléchissent sur le long terme, nous pensons que ce problème sera modéré.

Un mot sur la Fondation Tony Elumelu qui finance plus de 15 000 entrepreneurs et crée plus de 400 000 emplois directs et indirects ?

La Fondation Tony Elumelu a été créée pour aider la prospérité économique et offrir des opportunités pour les jeunes Africains. Nous croyons, en tant que fondation, que le futur de l’Afrique repose sur la jeunesse. Malheureusement, la jeunesse est moins encouragée et priorisée. Nous avons créé la Fondation Tony Elumelu pour relever ce défi. Nous savons que dans ce 21e siècle, il n’y a pas de meilleur moyen d’aider ces jeunes. La Fondation collabore avec des organisations telle que l’Union Européenne pour soutenir ces jeunes Africains et leur offrir des opportunités afin de les détourner du phénomène d’immigration et leur faire profiter des richesses du continent.

(AIP)

bsb/cmas