Cet article a été publié le: 15/03/21 16:35 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Plus de 40% du littoral marocain exposé à un risque d’érosion et d’inondation (Banque mondiale)

Abidjan, 10 fév 2021 (AIP)- Le littoral du Maroc est à plus de 40% exposé à un risque d’érosion et d’inondation, a alerté la Banque mondiale citée mercredi 10 février 2021 par l’Agence de presse russe Sputnik.

Dans une étude concernant l’impact du changement climatique sur l’écosystème au Maroc et ses répercussions sur les différents secteurs d’activité économique, la Banque mondiale a averti que d’ici 2030, 42% du littoral du pays risque une sévère érosion et des inondations.

Cette situation pourrait engendrer de graves conséquences pour l’activité économique dans cette partie du pays, du fait de la vulnérabilité de certains secteurs clés tels que l’agriculture et l’élevage, la santé, les ressources en eau et le tourisme.

La Banque mondiale relève également l’élévation du niveau de la mer qui « expose un risque élevé pour les zones côtières et en particulier les zones urbaines ». En effet, 60% de la population marocaine et la majorité des activités économiques du pays se trouvent le long de ces côtes.

Concernant le niveau de sécheresse et la diminution des précipitations, les experts de la Banque mondiale expliquent que les températures élevées enregistrées depuis des années ont entraîné une pénurie d’eau ainsi qu’une demande accrue d’énergie pour la climatisation dans les secteurs domestique, commercial et industriel.

En outre, les pluies torrentielles ont entraîné l’érosion des sols, la dégradation des terres, la perte d’écosystèmes et de services écosystémiques, l’invasion d’espèces exotiques, la salinisation des eaux souterraines et des sentiers d’inondation contenant des pesticides et des engrais.

Pour faire face d’une manière efficace à cette situation, la Banque mondiale suggère aux autorités marocaines de « renforcer la capacité technique pour intégrer les techniques d’agriculture intelligente, l’amélioration de l’efficacité des ressources en eau et la gestion des risques liés au changement climatique dans les secteurs clés identifiés ».

L’installation de stations de dessalement de l’eau de mer pourrait également aider le pays à vaincre le stress hydrique. Le choix de centrales, notamment nucléaires à hautes températures (HTR), sur des sites soigneusement sélectionnés le long du littoral du pays, permettra de fournir assez de chaleur pour le dessalement de l’eau de mer, la production de l’électricité et le craquage de l’eau pour générer l’hydrogène liquide, futur carburant des voitures modernes, a indiqué l’institution.

(AIP)

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