Cet article a été publié le: 8/11/21 16:49 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Plus de 45 millions de personnes au bord de la famine dans le monde (PAM)

Abidjan, 08 nov 2021 (AIP)- Plus de 45 millions de personnes sont en voie de vivre dans la famine, en raison notamment des conflits, du changement climatique et de la Covid-19, a averti lundi 8 novembre 2021, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).

Le bond de 42 millions au début de l’année à 45 millions de personnes menacées par la faim a été constaté grâce à une évaluation de l’insécurité alimentaire.

« Des dizaines de millions de personnes sont au bord du gouffre. Les conflits, le changement climatique et la COVID-19 ont augmenté le nombre des personnes en situation de famine aiguë », a déclaré le directeur exécutif du PAM, David Beasley.

« Les dernières données montrent que plus de 45 millions de personnes sont au bord de la famine », a affirmé le chef du PAM après un voyage en Afghanistan, où son agence vient en aide à près de 23 millions de personnes.

Sur le continent africain, l’ONU s’attend également à une « aggravation considérable » de la situation en Ethiopie où jusqu’à sept millions de personnes dans le Nord du pays soient confrontées à une faim aiguë.

Au Sud de Madagascar, frappé par la sécheresse, où le climat entraîne des conditions proches de la famine, la faim sévère a déjà touché plus de 1,3 million de personnes, dont plus de 500.000 en situation d’urgence (IPC 4 ou pire). Le PAM intensifie sa réponse et a besoin d’urgence de 69 millions de dollars US au cours des six prochains mois pour atteindre un million de personnes.

Face à cette situation, le coût de la prévention de la famine dans le monde s’élève à sept milliards de dollars, en hausse par rapport au chiffre de 6,6 milliards de dollars au début de l’année. « Cependant il faut tenir compte du fait que les mécanismes de financement traditionnels sont débordés », a précisé le PAM.

Du coup, les familles qui sont confrontées à des situations d’insécurité alimentaire aiguës sont obligées de « faire des choix dévastateurs », mariant les enfants trop jeunes, les retirant de l’école ou les nourrissant avec des criquets, des feuilles ou des cactus.

En attendant, le PAM et ses partenaires humanitaires redoublent d’efforts pour venir en aide à des millions de personnes menacées de famine. « Alors que le coût de l’aide humanitaire augmente de manière exponentielle, nous avons besoin de plus de fonds pour atteindre les familles du monde entier qui ont déjà épuisé leur capacité à faire face à la faim extrême », a fait valoir le Chef du PAM.

Cette année, le PAM a ciblé 139 millions de personnes dans les 85 pays où il opère. Ce travail couvre à la fois les besoins alimentaires et nutritionnels d’urgence, ainsi que le travail avec les partenaires pour renforcer la résilience et accroître l’autonomie des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète.

(AIP)

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