Cet article a été publié le: 10/11/21 14:17 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Près de 240 millions d’enfants handicapés dans le monde (UNICEF)

Abidjan, 10 nov 2021 (AIP) – Près de 240 millions d’enfants handicapés sont enregistrés dans le monde, selon un nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Ce rapport met en évidence l’étendue des privations subies par les enfants handicapés – soit un enfant sur 10 dans le monde – selon plusieurs indicateurs de bien-être portant notamment sur la santé, l’éducation et la protection, apprend-on sur ONU Info, mercredi 10 novembre 2021.

« Cette nouvelle étude confirme ce que nous savions déjà : pour exercer leurs droits, les enfants handicapés se heurtent à de multiples difficultés aux effets souvent cumulatifs », a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore.

« Qu’il s’agisse de l’accès à l’éducation ou des livres que leur entourage pourrait leur lire à la maison, les enfants handicapés sont moins souvent inclus ou entendus dans quasiment tous les domaines évalués. Ces enfants sont trop souvent laissés de côté », a-t-elle ajouté.

Le rapport comprend des données provenant de 42 pays et porte sur plus de 60 indicateurs de bien-être relatifs aux enfants. Le rapport met clairement en évidence les obstacles qui empêchent les enfants handicapés de participer pleinement à la société et les effets négatifs qui en résultent souvent en matière de santé et sur le plan social.

L’expérience du handicap est cependant très variable. Il ressort de l’étude que les risques et les situations diffèrent selon le type de handicap, l’endroit où l’enfant vit et les services dont il peut bénéficier.

S’agissant de l’accès à l’éducation, les auteurs du rapport constatent que les enfants ayant du mal à communiquer et à prendre soin d’eux-mêmes sont ceux qui risquent le plus de ne pas être scolarisés, quel que soit le niveau d’éducation considéré. Les taux de non-scolarisation sont plus élevés parmi les enfants atteints de handicaps multiples et les disparités se creusent encore lorsqu’on prend en compte la gravité du handicap.

De plus, les enfants handicapés sont 24 % moins susceptibles de bénéficier d’activités d’éveil et de soins attentifs. Dans le même temps, ils sont 42 % moins susceptibles d’avoir des connaissances de base en lecture et calcul.

Sur un autre plan, ils sont 41 % plus susceptibles de se sentir victimes de discrimination. Leur vulnérabilité se traduit aussi par ces 32 % d’enfants plus susceptibles de subir de graves châtiments corporels et 34 % plus susceptibles de souffrir d’un retard de croissance. Au final, plus de la moitié des enfants handicapés sont « plus susceptibles de se sentir malheureux ».

Face à cette situation, l’UNICEF appelle les gouvernements à donner aux enfants handicapés les mêmes chances. Il s’agit d’une part, d’éliminer les obstacles physiques, ainsi que ceux liés à la communication et aux attitudes qui les tiennent à l’écart de la société, et, d’autre part, garantir l’enregistrement des naissances, des services inclusifs de santé et de nutrition ainsi qu’un enseignement équitable et l’accès aux technologies d’assistance.

L’Agence onusienne veut également que les personnes handicapées soient consultées afin de mieux prendre en compte tous les handicaps, ainsi que les besoins particuliers des enfants et de leur famille, lors de l’offre de services inclusifs et d’un enseignement équitable de qualité.

Le rapport vise à améliorer l’inclusion des enfants et des jeunes handicapés – soit un enfant ou un jeune sur 10 dans le monde – en veillant à ce qu’ils soient dénombrés, consultés et pris en compte lors de la prise de décisions.

(AIP)

cmas