lundi, août 17

Abidjan, 11 août 2026 (AIP)- Une nouvelle manifestation estudiantine contre les fraudes aux concours de recrutement de la fonction publique et aux examens universitaires a dégénéré en violences lundi 10 août à Ranchi, capitale de l’État du Jharkhand (dans l’est de l’Inde), provoquant près de 500 arrestations.

Les manifestants, certains faisaient la marche vers l’Assemblée législative du Jharkhand, tandis que d‘autres font la grève de la faim,  exigeaient l’annulation de plusieurs examens qui ont été organisés par une entreprise privée au nom du gouvernement, et une enquête de la police fédérale sur la manière dont ils se sont déroulés, dans cet Etat de plus de 33 millions d’habitants.

Cette colère générationnelle dans cet Etat situé dans l’est de l’Inde, qui dure depuis près de trois semaines, a débuté le 29 juillet, soit quatre jours après la fin de la fronde étudiante menée par le Parti du peuple cafard (CJP), visant le gouvernement de Narenda Modi, a conduit à la démission du ministre indien de l’Education. Celui de Ranchi quant à lui remet en cause le gouvernement loca

Sur les réseaux sociaux, circulent les images de la répression avec des canons à eau, gaz lacrymogènes, et charges de matraques…

« Vous nous opprimez, mais vous ne pouvez pas opprimer les étudiants. Nous voulons la justice », réclame une jeune étudiante, seule face aux boucliers de la police, avant de s’effondrer au sol sous les yeux de policiers désemparés.

Parmi les manifestants, le leader de ce mouvement, Devendra Nath Mahto, 33 ans, qui jeûne depuis plus d’une semaine. « Nous voulons que tout le système change », a-t-il déclaré, tout en réclamant que l’organisation des concours de recrutement de la fonction publique ne soit plus confiée à une société privée.

Malgré près de 500 arrestations, le mouvement persiste. Les étudiants souhaitent, à terme, obtenir des enquêtes et assainir les concours de recrutement dans la fonction publique dans le Jharkhand.

(AIP)

tls/fmo

Share.

Comments are closed.

Exit mobile version