jeudi, septembre 17

Abidjan, 22 août 2025 (AIP) – Le ministère public a requis, dans la soirée du vendredi 22 août 2025 à Kinshasa, la peine de mort contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, jugé par contumace pour « crimes de guerre », « trahison » et « organisation d’un mouvement insurrectionnel », en lien avec le groupe rebelle M23 soutenu par le Rwanda.

Le général Lucien René Likulia, représentant du ministère public devant la Haute Cour militaire, a également demandé 20 ans de prison pour « apologie de crimes de guerre » et 15 ans pour « complot », estimant avoir démontré l’existence de liens étroits entre l’ancien chef de l’État et la coalition rebelle AFC/M23.

Selon l’accusation, Joseph Kabila, en exil depuis fin 2023, aurait « en intelligence avec le Rwanda » cherché à renverser par les armes le régime de son successeur, Félix Tshisekedi, avec le concours de l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, rallié au M23 en 2023.

Le procès, ouvert le 25 juillet, est dénoncé par les partisans de Joseph Kabila comme « politique ». « Le régime cherche à dissimuler son échec diplomatique et militaire », a déclaré Ferdinand Kambere, secrétaire général adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), estimant que « les conditions actuelles ne garantissent pas un procès équitable ».

Les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, durement touchées par trente ans de violences, se sont constituées parties civiles, réclamant plusieurs milliers de dollars de dommages et intérêts à l’ancien président, accusé de porter la responsabilité des atrocités commises par l’AFC/M23.

Un moratoire sur la peine capitale, en vigueur depuis 2003 en RDC, a été levé en 2024, mais aucune exécution n’a encore été menée depuis.

(AIP)

cmas

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