Cet article a été publié le: 17/01/23 16:38 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Inter/ Terrorisme au Burkina Faso: Près de 15% des agents de l’administration publique touchés par l’insécurité

Abidjan, 17 jan 2023 (AIP)- Quelque 33 239 agents de la Fonction publique burkinabè, principalement dans les secteurs de l’Enseignement, de la Santé et de l’Agriculture, sont affectés ou ont été contraints de fuir les exactions terroristes, soit 14,85% du personnel, rapporte l’Agence d’information du Burkina Faso (AIB), citant le quotidien Sidwaya du lundi 16 janvier 2023.

«Sur les 223 853 agents que compte la Fonction publique burkinabè, 33 239 agents publics sur l’ensemble du territoire national ont été affectés et/ou contraints de fuir les zones d’insécurité ; soit un taux de 14,85% », a déclaré vendredi 13 janvier 2023,  le ministre de la Fonction publique, du Travail, et de la Protection sociale, Bassolma Bazié devant l’Assemblée législative de Transition (ALT) à l’occasion de la  première action de contrôle de l’action gouvernementale par ladite institution.

Le ministre a précisé que parmi les trois premiers départements les plus concernés l’on retrouve respectivement, le Ministère de l’Education nationale de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MENAPLN), les ministères en charge de la Santé,  de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Administration territoriale, de l’Economie, de la Solidarité et de la Justice.

Concernant la situation de redéploiement de ces agents, M. Bazié a indiqué que sur les 31 621 enseignants touchés, 5 006 ont été redéployés hors leurs régions de service habituelles, et les chiffres de redéploiement à l’interne sont en cours de compilation.

Sur les 596 agents du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, 388 ont été redéployés, et il ne reste que leurs collèges de la ville de Djibo (288), a-t-il poursuivi tout en précisant que tous les fonctionnaires des ministères en charge de l’Agriculture ; de l’Economie et celui de l’Administration territoriale et de la Sécurité ont tous été réaffectés.

En termes de perspectives, M. Bassolma Bazié, a dit qu’ils sont engagés à doter l’administration publique d’un référentiel de gestion des ressources humaines de l’Etat et du service public en temps de crise, c’est à adire mettre en place un mécanisme pérenne de résilience de l’administration publique face aux situations de crise.

Le Burkina Faso est en proie à des attaques terroristes depuis 2016, ayant causé la mort de centaines de personnes, provoqué le déplacement d’environ 2 millions de personnes et la fermeture de centaines d’établissements scolaires et de centres de santé.

(AIP)

sdaf/ask