Cet article a été publié le: 5/09/22 15:31 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Un tiers des habitants de la Bande de Gaza a besoin d’un soutien psychosocial (OCHA)

Abidjan, 05 sept 2022 (AIP) – Un tiers des habitants de la Bande de Gaza ont besoin d’un soutien psychosocial, a annoncé dimanche 04 septembre 2022, le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) qui relève une augmentation des niveaux de troubles mentaux parmi la population, en particulier chez les enfants.

Ces troubles mentaux observés chez les enfants sont essentiellement dus aux échauffourées entre les forces de défense israéliennes et les militants palestiniens dans la région. Jusqu’à ce qu’un cessez-le-feu soit conclu le 7 août, les forces de défense israéliennes ont lancé quelque 147 frappes aériennes contre des cibles à Gaza, durant trois jours de grande violence, tandis que les militants palestiniens ont lancé environ 1.100 roquettes et tirs de mortiers en direction d’Israël.

Lors de sa présentation au Conseil de sécurité, le 8 août, le coordinateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland, a indiqué que 46 Palestiniens avaient été tués, 360 blessés, tandis que 70 Israéliens ont été blessés.

Aussi, 17 enfants palestiniens ont été tués à Gaza en août. Le conflit a fait payer un lourd tribut à tous les jeunes de la Bande de Gaza, a déclaré la directrice régionale du Fonds de l’ONU pour l’enfance (UNICEF) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Adele Khodr, saluant le cessez-le-feu.

« Pour de nombreux enfants, il s’agit de leur cinquième conflit en quinze ans. Beaucoup vivent déjà avec les effets psychologiques à long terme d’une exposition constante à la violence », a poursuivi Mme Khodr. Ces enfants vivent « dans un état de frustration et de détérioration psychologique » et « les symptômes courants sont la dépression et l’épilepsie ». Ces enfants sont également victimes de maladies physiques chroniques, d’origine psychologique.

Cette situation est rendue pénible par le fait que plus de 65 % de la population de Gaza vit sous le seuil de pauvreté, et plus de 60 % est au chômage, a déclaré Dr Sami Owaida, du programme de santé mentale de Gaza.

De plus, plus de deux millions de personnes vivent dans la Bande de Gaza. Mais, il n’existe qu’un seul hôpital traitant les problèmes de santé mentale, qui dessert les cinq gouvernorats de Gaza, avec une  capacité limitée de cinquante lits.

Le conflit de mai 2021 [au cours duquel une grande partie de la ville de Gaza a été détruite et des centaines de personnes ont été tuées ou blessées] a provoqué un choc psychologique, en plus des coupures d’électricité et d’eau, des taux élevés de pauvreté et de chômage. Ces facteurs ont entraîné la détérioration de la santé et de la situation psychologique des habitants de Gaza, qui étaient déjà dans le désarroi.

(AIP)

eaa/cmas