Cet article a été publié le: 26/11/21 6:38 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Une série de courts métrages dénonçant les VBG lancée au Nigeria

Abuja (Nigeria), 26 nov 2021 (AIP)- A l’occasion de la commémoration des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Dr Natalia Kanem, a procédé au lancement de 11 courtes vidéos couvrant un large éventail de sujets illustrant l’horreur que les femmes et les hommes, les garçons et les filles vivent dans un environnement où les VBG existent.

Ce lancement s’est fait en présence de la représentante de la Première dame de la République fédérale du Nigeria, Hajiya Aisha Buhari, de la directrice régionale de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, Argentina Matavel Piccin, ainsi que de la représentante de résidente au Nigeria, Ulla Mueller.

La Première de cette série intitulée « Hey Woman », a pour actrice principale, Stéphanie Linus de Nollywood. « Je suis honorée de lancer cette série et de vous inviter tous à vous ré-engager comme nous le faisons pour lutter contre la VBG sous toutes ses formes, pour éliminer les pratiques néfastes et pour une plateforme inclusive où les femmes et les filles prennent le contrôle de leur corps et de leur vie », a déclaré Natalia Kanem.

Pour elle, le Nigeria étant le plus grand pays soutenu par l’UNFPA dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, les efforts ne se traduisent toujours pas par des résultats percutants. Elle a expliqué que dans ce pays, une fille sur trois est victime de VBG, une fille sur cinq est survivante de mutilation génitale féminine et à l’âge de 18 ans, 43% des filles sont déjà mariées.

« Les femmes et les filles continuent d’être confrontées à des inégalités d’accès à la santé, aux ressources économiques et autres, à l’éducation, au logement et à bien d’autres droits humains fondamentaux simplement en raison de leur sexe », a-t-elle déploré. Elle a invité à saisir l’opportunité des 16 jours d’activisme, pour revigorer les efforts collectifs pour lutter contre les inégalités entre les sexes.

« Commençons aujourd’hui et disons assez, c’est assez, et quelle meilleure façon de le faire que d’utiliser une plate-forme universelle d’images et de sons. En effet, l’éducation ludo-éducative est un moyen éprouvé de communiquer et de partager des informations vitales à nos communautés et à nous-mêmes », a assuré Mme Kanem.

Pour la directrice de l’UNFPA, en diffusant largement ces vidéos, complétées par le puissant monologue de l’actrice Stéphanie, son organisation pourra faire passer le message de son engagement envers Zéro Violence Basée sur le Genre et Pratiques Préjudiciables.

« Nous ne pouvons pas atteindre les objectifs de développement durable dans un monde où les femmes et les filles n’ont pas de voix, n’ont pas leur mot à dire et se voient en effet refuser l’autonomie corporelle pour prendre les décisions qui leur conviennent », a-t-elle indiqué.

Pour Natalia Kanem, beaucoup a été mais il reste beaucoup à faire, notamment, « intensifier nos engagements en créant une prise de conscience et une sensibilisation pour les personnes vivant avec un handicap, nous devons impliquer les adolescents et les jeunes en tant qu’agents de changement et nous devons engager nos communautés pour un changement transformateur ».

(AIP)

gak/cmas