Cet article a été publié le: 14/10/20 16:08 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/International/ La crise provoquée par la pandémie de Covid-19 force à recentrer les priorités (BAD)

Abidjan, 14 oct 2020 (AIP) – Le vice-président de la Banque africaine de développement (BAD) en charge du Secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation, Solomon Quaynor, a indiqué à l’occasion de la 4ème édition annuelle du Forum mondial sur les infrastructures, que la crise provoquée par la pandémie de Covid-19 force l’institution à recentrer ses priorités.

À l’occasion de ce Forum mondial, la BAD a organisé le 7 octobre, un séminaire virtuel réunissant des responsables gouvernementaux, des acteurs du secteur privé et des représentants des institutions multilatérales de développement autour de la nécessité de renforcer le développement en infrastructures en Afrique durant la pandémie de Covid‑19, rapporte un communiqué de presse publié le mercredi 14 octobre 2020.

L’atelier de la Banque, intitulé « La préparation des projets d’infrastructure : assurer la durabilité et la résilience dans la période d’après Covid-19 », s’est déroulé sous la forme d’une table-ronde consacrée aux rôles essentiels que peuvent jouer les gouvernements, les prêteurs multilatéraux et le secteur privé dans la construction d’infrastructures indispensables au regard du contexte économique rendu plus difficile par la situation sanitaire.

La pandémie de Covid-19 n’a fait qu’accroître le besoin, déjà urgent pour l’Afrique, de dépenses pour des infrastructures supplémentaires. La Banque africaine de développement estime les besoins de financement des infrastructures de l’Afrique à 170 milliards de dollars américains par an d’ici à 2025. Le déficit de financement est estimé à 108 milliards de dollars par an.

Solomon Quaynor a indiqué que les pays d’Afrique ne disposent pas des ressources budgétaires suffisantes comme les pays riches, qui leur permettraient d’atténuer les effets de la pandémie. Il a également relevé que la pandémie pose aussi des problèmes à des institutions comme la Banque africaine de développement.

« Nous allons devoir innover et trouver de meilleures méthodes pour préparer les projets. Nous allons devoir créer des outils d’atténuation des risques car une grande partie du secteur privé ne sera pas prête à s’exposer aux risques encourus face aux obligations des gouvernements sans contre‑garantie », a-t-il dit.

Le Forum mondial sur les infrastructures s’est tenu du 6 au 8 octobre sur le thème « Assurer la durabilité et la résilience dans la période d’après Covid-19 ».
(AIP)
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