Cet article a été publié le: 21/09/21 9:08 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/International/ Macron demande “pardon” aux harkis et annonce une “loi de réparation” à leur égard

Abidjan, 21 sept 2021 (AIP) – Près de 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron a demandé “pardon” aux harkis, ces auxiliaires algériens de l’armée française pendant la guerre d’indépendance (1954-1962), et annoncé également une loi de “réparation” à leur égard.

“Les harkis ont prêté leur force, ont versé leur sang pour la France. Quand on insulte un harki, on insulte la France”, a-t-il notamment rappelé, lundi 20 septembre 2021 lors d’un hommage qui leur a été rendu au palais de l’Elysée, à Paris, cinq jours avant la journée nationale d’hommage aux harkis qui est célébrée tous les 25 septembre depuis 2003.

A cette occasion, le Président français a convié environ 300 personnes dont des harkis, mais aussi leurs descendants et des responsables d’associations. Macron a dit vouloir “ouvrir le chantier de la réparation” après l’abandon par la France des harkis, ces 200 000 anciens combattants recrutés comme auxiliaires de l’armée française pendant le conflit qui a opposé de 1954 à 1962 les indépendantistes algériens à la France. A l’issue de cette guerre, une partie de ces supplétifs, abandonnés par Paris, ont été victimes de représailles en Algérie. Des dizaines de milliers d’autres ont été transférés en France dans des camps de transit aux conditions de vie indignes, rappelle le site franceinfo.

Macron compte ainsi aller plus loin que François Hollande car en 2016, le président socialiste avait reconnu “les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis”.

Selon l’Elysée, Emmanuel Macron “considère que le travail accompli depuis soixante ans est important mais qu’il faut franchir un nouveau pas”.

De leur côté, des associations qui disent représenter une communauté d’environ 400 000 personnes (harkis et descendants), réclament également une revalorisation des indemnisations existantes. En septembre 2018, la secrétaire d’Etat aux Armées, Geneviève Darrieussecq, avait présenté un “plan harkis” comprenant le déblocage de 40 millions d’euros sur quatre ans pour revaloriser les pensions des anciens combattants et venir en aide à ceux de leurs enfants qui vivent dans la précarité.
(AIP)
cmas