Cet article a été publié le: 9/09/20 15:15 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/International/ Près de 29 000 emplois créés dans le cadre du Plan Sénégal émergent soutenu par la BAD (Etude)

Abidjan, 09 sept 2020 (AIP) – Au total, 28 852 emplois ont été créés en quatre ans, grâce à la mise en œuvre de la première phase (2014-2018) du Plan Sénégal Émergent (PSE), soutenu par la Banque africaine de développement, indique une étude.

Selon cette étude publiée le 1er septembre et menée par l’État sénégalais et la Banque, le Sénégal a investi 235 millions d’euros dans les secteurs prioritaires marchands sur la période 2014-2018, rapporte un communiqué de presse de la BAD publiée le mercredi 09 septembre 2020. La contribution de la Banque africaine de développement, un des partenaires de premier plan du gouvernement sénégalais, à cet investissement s’élève à 103,5 millions d’euros, représentant quelque 44% du coût des investissements.

« L’agriculture et l’agro-industrie sont les secteurs les plus pourvoyeurs d’emplois, permettant la réduction de la pauvreté et l’accroissement des classes moyennes », souligne l’étude. Les investissements dans les secteurs prioritaires dans le cadre de ce plan ont ainsi permis de créer 186 932 emplois directs et indirects, en particulier dans le secteur des services où on a enregistré la plus forte création d’emplois.

« La contribution de la Banque à ces créations d’emplois est de 15%, soit 28 852 emplois créés, dont 35% occupés par des femmes et 54% par des jeunes. Toutefois, ces emplois demeurent majoritairement non qualifiés », relève l’étude. L’enquête explique que 73,22% des emplois dus à l’apport de la Banque sont occupés par des non qualifiés, contre seulement 3,54% pour les diplômés de l’enseignement supérieur. La tendance devrait s’inverser au cours des prochaines années, le PSE prévoyant la création de 600 000 emplois à l’horizon 2024.

Pour atteindre cet objectif, un scénario dit « réaliste » est envisagé par l’étude, qui consisterait en ce que la Banque solde le décaissement de la période précédente et décaisse seulement 50% de ses nouveaux engagements.

Durant la première phase de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, le taux de croissance économique du pays a connu une tendance haussière de façon discontinue, passant de 6,6% en 2014 à 7,15% en 2017 et 7% en 2018, soit un taux moyen de 6,92% sur la période 2014-2018.

Ce dynamisme économique est tiré par la croissance du secteur primaire de 7,8%, grâce à l’agriculture et aux activités connexes. Le secteur secondaire enregistre une croissance de 6,9%, due principalement aux sous-secteurs des industries extractives, de l’agroalimentaire et du bâtiment. Pour sa part, la croissance du secteur tertiaire atteint 6,7%, notamment grâce au commerce de détail.
(AIP)
cmas