Cet article a été publié le: 16/10/20 9:05 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/International/ Une hausse de 51% des engagements de la BAD en faveur des États fragiles entre 2014 et 2019 (Rapports IDEV)

Abidjan, 16 oct 2020 (AIP) – La Banque africaine de développement (BAD), principale institution multilatérale de développement du continent, a augmenté ses engagements dans les États en transition de 51% entre 2014 et 2019, selon le rapport du Département de l’Évaluation indépendante du développement de la Banque (IDEV).

Au cours de la période 2014-2019, la Banque a approuvé 354 opérations d’un montant total de 6,45 milliards de dollars américains dans les États en transition (ET), c’est‑à‑dire, les Etats où le principal défi de développement est la fragilité, selon la Banque.

D’après un communiqué de presse de la BAD publié jeudi 15 octobre 2020, cela correspond à une augmentation de 51% par rapport à la période 2008-2013, malgré une baisse de 17,9% des ressources du Fonds africain de développement (FAD), selon l’IDEV, le bureau de l’évaluation indépendante du développement de la Banque.

Sur la période, les ressources du FAD, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque où émargent les ET, sont passées de 6 835,1 milliards de dollars américains (FAD-13) à 5608,9 milliards de dollars américains (FAD-14). Cela s’explique par l’augmentation de 7,5% des ressources de la Facilité d’appui à la transition (FAT) par la Banque et la mobilisation d’autres instruments de financement du guichet de la Banque et des fonds spéciaux.

Trente-quatre opérations non souveraines d’un montant de 441,9 millions de dollars américains ont été approuvées pour les États en transition au cours de la période considérée. Les projets d’investissements représentent 86% de la valeur du portefeuille de la Banque dans les États en transition au cours de la période visée, le reste étant des programmes d’appui budgétaire.

L’évaluation d’IDEV a couvert l’assistance de la Banque aux pays à faible revenu éligibles au Fonds africain de développement, qui ont figuré de façon permanente ou temporaire sur les listes des États en transition de la Banque au cours de la période 2014-2019. L’objectif était d’éclairer l’élaboration d’une nouvelle stratégie de la Banque pour lutter contre la fragilité.

Au cours de la période 2014-2019, la Banque a pris plusieurs initiatives qui ont permis de faire progresser la part des projets souverains dans les portefeuilles des ET.  La part du secteur privé dans l’engagement total de la Banque dans les ET est ainsi passée de 8% en 2016 à 12% en 2018. Ainsi, quinze opérations non souveraines ont été approuvées au profit de neuf ET.

L’appui de la Banque a permis d’améliorer l’accès aux services de base (eau et assainissement, route, énergie) dans tous les pays. Ces résultats sont parfois modestes par rapport aux besoins, ou prometteurs comme l’accès à l’électricité à grande échelle au Libéria, où le taux d’accès à l’électricité s’est amélioré de 10,1% à 19,3 % entre 2013 et 2016.

Les ressources de la Facilité d’appui à la transition (FAT), le fonds spécial d’appui aux États fragiles, ont eu un taux d’absorption satisfaisant. La Banque a financé 88 projets dans 21 Etats en transition entre 2014 et 2019, avec un taux d’absorption cumulé de 95%.

La Banque a fait des progrès dans le renforcement de sa capacité institutionnelle pour être efficace dans les ET. Elle s’est rapprochée davantage des ET même si des progrès restent à faire. Le nombre de bureaux nationaux dans les ET est passé de treize en 2015 à quinze en 2019.

(AIP)

cmas