Cet article a été publié le: 29/06/21 15:06 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ La CGECI espère une relance post-crise du secteur privé en 2021

Abidjan, 29 juin 2021 (AIP)- Le président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Jean-Marie Ackah espère que 2021, sera une année de relance et de repositionnement du secteur privé “durement” éprouvé par la crise sanitaire de la Covid 19, en 2020.

“L’année 2021 est une année porteuse d’espoir que nous espérons voir comme l’année de la relance économique post Covid 19 du secteur privé”, a signifié M. Ackah à l’issue de l’assemblée générale ordinaire de la CGECI, mardi 29 juin 2021.

Les entreprises d’une manière générale ont enregistré une perte du chiffre d’affaires de l’ordre de 20 à 25 %, a-t-il révélé. Ainsi  nombreuses entreprises ont fermé ou réduit leurs activités. Pour beaucoup d’entre elles, les difficultés continuent, a-t-il ajouté.

Pour soutenir  le secteur privé, a rappelé M. Ackah, la confédération en partenariat avec les pouvoirs publics s’est mobilisée pour rechercher des solutions à même de soutenir les entreprises, les aider à tenir le cap et à continuer l’activité.  Il s’agit notamment du  plan de riposte économique, social et humanitaire doté du fonds de 1700 milliards CFA  dont deux fonds dédiés aux grandes entreprises ( 100 milliards Francs CFA) et aux PME, (150 milliards de FCFA).

Afin d’aider le secteur privé à se relancer, Jean-Marie Ackah recommande entre autres la création et  la promotion des champions nationaux de l’économie,  la rénovation des modes de pensée et de travail pour créer l’écosystème nécessaire pour transformer le pays en une nation d’entrepreneurs performants dans tous les secteurs d’activités.

Il suggère également de revisiter le modèle de croissance et l’adapter à l’indispensable changement structurel qui doit faire passer d’exportateur de matières brutes aux prix volatiles à exportateur de produits manufacturés.

En 2020, la Côte d’Ivoire, du fait de la crise sanitaire du Covid-19, a enregistré une forte décélération de son taux de croissance tombé à moins de 2%, au lieu des taux habituels supérieur à 6% enregistrés les années précédentes. Le pays veut rattraper son retard de croissance lié à des événements survenus au cours de la période 2020 et table  sur une croissance de 6,5% en 2021.

(AIP)

tad/ask