Cet article a été publié le: 4/06/22 11:09 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ La clinique juridique de Korhogo sensibilise les élèves sur les VBG à Sinématiali

Sinematiali, 04 juin 2022 (AIP)- Une conférence a été animée au collège privé ” la persévérance” de Sinématiali, en vue de sensibiliser les élèves sur les violences basées sur le genre (VBG).

L’experte en VBG de la clinique juridique de Korhogo, Ella Gayé épouse Fofana, a expliqué que cette conférence a été organisée parce que l’objectif visé d’avoir “zéro tolérance contre les violences basées sur le genre” en Côte d’Ivoire, notamment dans les établissements scolaires où les VBG ont beaucoup d’impacts négatifs sur le maintien de la jeune fille à l’école.

« On a tendance à dire qu’on veut des femmes qui sont autonomes, des femmes qui occupent des postes de décision, des femmes qui sont bien assises dans la société, des femmes qui peuvent influencer des décisions », a déclaré Mme Fofana dans un entretien avec l’AIP mardi 31 mai 2022.

Pour l’experte, « lutter contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire revient à réaffirmer notre engagement et à faire la sensibilisation pour que la jeune fille puisse prendre ses études au sérieux et dénoncer tous les actes de VBG pouvant l’empêcher de terminer ses études », surtout que des cas de “chat noir”, auraient été souvent dénoncés dans les établissements scolaires de la ville.

« Cette pratique consiste tout simplement à avoir des rapports sexuels avec une jeune fille pendant qu’elle dort, sans que cette dernière lui ait donné son consentement », a expliqué la conférencière, précisant que lorsqu’on parle de viol, les gens se limitent à la définition qui ne prend pas toutes ces choses en considération.

« La maison, sensée être le lieu où on doit être en sécurité, se présente bien souvent comme le lieu des viols en silence. La plupart des jeunes filles quittent les parents pour aller continuer les études en ville. Et lorsqu’elles sont en ville, elles sont victimes de ce genre de choses. Si elles n’en parlent pas, le pire peut advenir. Il est donc important de révéler cela au public pourque cela puisse être dénoncé », a fait savoir Mme Fofana, ajoutant que ce sont des choses qui ne sont pas à tolérer en milieu scolaire, surtout avec le nombre de grossesse qui s’élève aujourd’hui à 5000 cas.

(AIP)

Scy/kp