Cet article a été publié le: 15/06/21 16:58 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ La Confédération des victimes des crises ivoiriennes dit ne pas trouver «d’inconvénients » au retour au pays de l’ex-Président

Abidjan, 15 juin 2021 (AIP)- La Confédération des organisations de victimes des crises ivoiriennes (COVICI) a déclaré, dans un communiqué transmis mardi 15 juin 2021 à l’AIP, ne pas trouver « d’inconvénients » au retour en Côte d’Ivoire de l’ex-Président Laurent Gbagbo et souhaite que sa venue participe à la décrispation ainsi qu’à la réconciliation nationale.

L’ex-Président Laurent Gbagbo a été arrêté à la fin de la crise postélectorale (2010-2011), qui a occasion officiellement 3000 morts. Il a été par la suite transféré le 29 novembre 2011 de Korhogo où il était détenu depuis le 11 avril, à la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, pour être jugé pour crimes contre l’humanité, entre autres. Ce transfèrement intervient en application du mandat d’arrêt délivré sous scellé le 23 novembre 2011 par la Chambre préliminaire III de la CPI.

Le 22 mars 2014, il est rejoint par son ancien ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, pour les mêmes chefs d’accusations. Le procès s’est ouvert le 28 janvier 2016.

Le 15 janvier 2019, la chambre de première instance de la Cour Pénale internationale a à la majorité, acquitté Messieurs Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de toutes les charges de crime contre l’humanité perpétrés en Côte d’Ivoire lors de la crise post-électorale de 2010.

La procureur Fatou Bensouda ait appel de cette de la chambre de première instance. Le 31 Mars 2021, les juges de la chambre d’appel ont à la majorité, confirmé la décision d’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, rendu le 15 janvier 2019 par la chambre de première instance de la CPI.

Dans son arrêt, la chambre d’appel a mis fin à toutes les conditions sur la mise en liberté de Gbagbo et Blé et a chargé le Greffier de la Cour pénale internationale de prendre les dispositions nécessaires pour le transfert en toute sécurité de ces personnes vers des pays d’accueils de leur convenance y compris la Côte d’Ivoire.

Prenant acte de la décision de la CPI, le Président Alassane Ouattara a déclaré, à l’issue du Conseil des ministres du 7 Avril 2021, que l’ex-Président et son poulain sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent.

Saisissant cette pêche du Président Ouattara, le fils de Mama a annoncé son retour au pays pour le 17 juin 2021.

« La COVICI souhaite que ce retour contribue à la décrispation et à la réconciliation nationale. Car aucune raison ne doit justifier les violations graves des droits de l’Homme régulièrement perpétrées en Côte d’Ivoire depuis deux décennies », a plaidé l’organisation qui a, en outre, fait des recommandations en vue de consolider la paix et la cohésion sociale dans le pays.

Il s’agit entre autres de créer un cadre permanent de dialogue entre les leaders politiques afin de rapprocher leurs positions encore tranchées, travailler à la mise en œuvre des solutions du séminaire de Jacqueville portant sur les préoccupations des victimes.

Elle a également invité les partis politiques à travailler au respect de la mémoire de toutes les victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire et à l’apaisement de la douleur de leurs familles, faire preuve de dépassement et de responsabilité pour éviter au pays un autre épisode de troubles et violences graves.

(AIP)

sn/fmo