Cet article a été publié le: 15/06/21 13:41 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ La CSCI veut analyser les opportunités offertes pour la compétitivité des PME nationales

Abidjan, 15 juin 2021 (AIP)- La convention de la société civile ivoirienne (CSCI) a initié mardi 15 juin 2021 à Abidjan, son premier forum visant à analyser la contribution de l’Accord de partenariat économique intérimaire (APEI) à l’amélioration de la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME) nationales.

« Il s’agit de contribuer à l’amélioration de la compétitivité des PME dans le cadre du partenariat qui existe entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne appelé accord de partenariat économique intérimaire (APEI). Cela est conforme à notre mission qui est le contrôle de l’action publique et nous faisons du plaidoyer dans ce sens », a expliqué le coordonnateur national de la CSCI, Mahamadou Kouma.

Il a estimé que son organisation se doit de se donner le devoir de faire le suivi citoyen des initiatives de l’Etat, notamment voir qu’est ce qui a été fait dans le cadre précis de l’APEI. « C’est pour non seulement analyser toutes les opportunités que l’APEI offre mais aussi les nombreux défis qu’il y a à relever », a indiqué le coordonnateur national de la CSCI.

Pour M. Kouma, ce partenariat entre l’UE et la Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique de compétitivité. Il a expliqué qu’au regard d’une étude, les PME ivoiriennes sont à 80% dans l’informel, et leur apport au produit intérieur brut (PIB) est d’environ 20%.

« Cela veut dire qu’il y a encore beaucoup de défi à relever. Donc si dans une situation de dialogue, d’échange, nous prenons conscience des faiblesses, il nous revient ensemble, dans une dynamique commune, de voir comment envisager des mesures palliatives dans le seul but de rendre plus compétitives ces PME. Nous allons sur un marché où il n’y a pas de sentiment. C’est un partenariat gagnant-gagnant », a-t-il indiqué.

« Chacun cherche à cherche à tirer profit. Nous aussi, nous souhaitons que notre secteur privé soit un secteur assez compétitif. Le Premier ministre l’a dit, le président de la République l’a déclaré, il faut maintenant quitter le discours pour traduire cela en fait, en réalité, en action. L’Etat a le devoir d’accompagner mais chaque PME doit tous les jours travailler à se rendre plus dynamique dans le cadre de ce partenariat », a conclu Mahamadou Kouma.

Le représentant du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine et de la Diaspora, Golé Bi Guillaume, a rappelé que depuis 2019 l’APEI est effectivement mise en œuvre en Côte d’Ivoire. « Il vise à faciliter l’accès au marché de ces deux grandes économies par la suppression de droit de douanes, la suppression de règles d’origines (…) », a-t-il exprimé.

La Côte d’Ivoire et l’UE ont conclu un APEI en attendant la mise en place de l’APE régional. C’est un accord de libre-échange qui garantit à la Côte d’Ivoire le libre accès au marché européen pour tous ses produits, après le 31 décembre 2017, rappelle-t-on. Il prévoit un libre accès à plus de 80% des produits en provenance de l’Union européenne sur le marché ivoirien. En ce qui concerne les 20%, il s’agit des produits considérés comme « sensibles » et par conséquent exclu de la libéralisation.

(AIP)

gak/tm