Cet article a été publié le: 24/09/21 7:24 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ La disparition de N’Guessan Fousséni, “une bibliothèque de l’AIP s’en est allée” (Directrice)

Abidjan, 24 sept 2021 (AIP)- L’Agence ivoirienne de presse (AIP) a perdu « l’une de ses bibliothèques » avec le décès à 63 ans, le 18 août 2021, de l’ancien rédacteur en chef, N’Guessan Fousseni, a déploré, jeudi 23 septembre, la directrice centrale de l’agence, Barry Sana Oumou, lors d’un hommage en mémoire du défunt à la salle de conférence du siège de l’agence à Abidjan-Plateau.

« Avec la disparition de Fousséni, c’est une bibliothèque de l’AIP qui s’en est allée, emportant avec elle, plus d’un demi-siècle d’histoire et d’anecdotes sur l’AIP », a témoigné Mme Sana, lors d’un piquet d’honneur auquel assistait le ministre de la Communication, des Médias et de la Francophonie, Amadou Coulibaly.

Plusieurs personnalités dont l’Inspecteur général du ministère de la Communication, des Médias et de la Francophonie, Anoma-Kanié Léandre et des cadres du cabinet, le président de l’Autorité nationale de la presse (ANP), Samba Koné, ou encore le directeur général de l’Institut des sciences et techniques de la communication (ISTC) Polytechnique, Dan Moussa, étaient également présents.

Au souvenir de « ce monsieur rouquin de petite taille », « grand journaliste, cultivé, engagé mais aussi caractériel », qui a consacré « passionnément toute sa vie à ce métier qu’il adorait », Mme Sana a rappelé qu’il va manquer aux réunions du comité de direction avec “son français académique, sa correction des textes, la formation des jeunes journalistes”.

Citant l’écrivain-journaliste, Jean D’Ormessson, elle a soutenu que « s’il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants », priant la famille de sécher ses larmes avec la promesse que « nous conserverons intact le souvenir que nous avons de toi ».

Pendant deux heures, de 17 h à 19h, les agents de l’AIP ont marqué l’hommage au disparu par un piquet d’honneur ponctué de témoignages de collaborateurs et d’amis, de projection de photos, de lecture de posts publiés sur la page Facebook de l’AIP.

Pour Assin Hubert Armand du service des réseaux sociaux, N’Guessan Fousséni, « homme de principes et de rigueur », « affable et débonnaire », a été simultanément “un maître, un conseiller, un formateur hors pair”.

« Tu pars, comme tu as vécu, simplement, humblement et en restant fidèle à tes idéaux de justice, de vérité et de paix (…) Adieu le guide, Adieu le maître. Tu as quitté le monde des vivants certes, mais ton souvenir d’homme ouvert et les traces indélébiles du professionnel sérieux et rigoureux que tu as été resteront à jamais gravés dans nos mémoires », a-t-il affirmé.

Né en 1958, marié et père de trois enfants, N’Guessan Fousséni sera inhumé le 1er octobre à Diabo, son village natal dans le département de Botro, région de Gbêkê.

(AIP)

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