Cet article a été publié le: 27/10/21 16:39 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ La FIDA annonce une baisse estimée à 80% de la production des cultures de base en Afrique d’ici 2050

Abidjan, 27 octobre 2021 (AIP)– Le Fonds international de développement agricole (FIDA) des Nations Unies a annoncé mercredi 27 octobre 2021, une baisse estimée à 80% d’ici 2050 de la production issue des cultures de base dans huit pays africains, en raison des changements climatiques.

Cette annonce émane d’un communiqué transmis mercredi à l’AIP, puisé d’un rapport de la fondation intitulé « Que peuvent cultiver les petits exploitants agricoles dans un monde plus chaud ? Changements climatiques et choix de cultures adaptées en Afrique orientale et australe ».

Selon le rapport, les aléas météorologiques, les conditions plus sèches et l’augmentation des températures de 2 °C, auront des conséquences dévastatrices sur le rendement des cultures de base et de rente dans certaines régions, si aucun changement n’est apporté aux pratiques agricoles ou aux politiques mondiales.

Ces régions sont l’Angola, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, l’Ouganda, le Rwanda, la Zambie et le Zimbabwe.

Les petits exploitants des pays en développement produisent un tiers des denrées alimentaires dans le monde, et jusqu’à 80% dans certaines régions d’Afrique et d’Asie, mais reçoivent moins de 2% des fonds investis au niveau international, dans le financement climatique.

L’étude indique également que la baisse des rendements agricoles devrait entraîner une diminution des disponibilités alimentaires. Par conséquent, une hausse des prix des aliments, une aggravation de la faim et de la pauvreté. Cela pourrait accentuer les migrations, les conflits et l’instabilité.

Afin d’améliorer la situation dans ces pays, le rapport recommande une réduction de la dépendance au maïs (pour les pays grands producteurs de maïs) au profit du manioc, des arachides, des haricots, du sorgho et du mil, qui sont plus résistants à la chaleur.

Le rapport recommande aussi l’adoption de souches de maïs à maturation courte.

En bénéficiant d’un appui technique, les agriculteurs peuvent adopter de nouvelles pratiques, notamment en matière d’irrigation ou de plantation, ou accéder à des semences améliorées afin de rendre leurs exploitations plus résistantes aux maladies et aux ravageurs.

(AIP)

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