Cet article a été publié le: 30/06/22 21:54 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ La journée de l’enfant africain 2022 célébrée au centre de réinsertion des mineurs de Bouaké

Bouaké, 30 juin 2022 (AIP)- La journée de l’enfant africain, édition 2022, a été célébrée mercredi 29 et jeudi 30 juin 2022 au Centre de réinsertion des mineurs de Bouaké (CRMB) à l’initiative de la direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ) du ministère de la justice et des droits de l’homme.

« Les acteurs de la protection des mineurs et de la justice se sont mobilisés en grand nombre pour cette célébration, qui au-delà de son caractère festif, est un appel à la responsabilité de tous pour faire en sorte qu’aucun enfant ne soit rejeté. Si malgré tout certains sont rejetés par la société, nous nous sommes là pour les récupérer pour essayer de les remettre sur le bon chemin », a indiqué la directrice de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse, Margueritte Koffi Goun, pour situer le sens de cette journée instituée par l’Union Africaine en souvenir du massacre des enfants noirs à Soweto le 16 juin 1976.

L’édition 2022 de cette célébration, qu’a abritée le CRMB, s’est déroulée en deux étapes. La première, qui a eu lieu jeudi, a été marquée par un panel sur le thème de l’année « Elimination des pratiques néfastes affectant les enfants : Progrès en matière de politiques et de pratiques depuis 2013 ».

Plusieurs recommandations ont été faites à l’issue de ce panel animé par le directeur de l’hôpital psychiatrique de Bouaké, prof. Koua Asséman Médard, et plusieurs experts des questions judiciaires et des droits des enfants. Ces recommandations sont relatives, notamment, à la prise en compte de la dimension bien-être psychologique de l’enfant dans les pratiques et interventions à l’endroit des enfants victimes de pratiques néfastes tels que les mariages d’enfants mineurs, les viols et la non scolarisation des naissances.

Les participants ont, en outre, recommandé de poursuivre la politique d’information , de formation et de sensibilisation des populations sur les conséquences liées aux pratiques néfastes affectant les enfants, de faire le suivi et l’évaluation des politiques engagées dans le cadre de la protection des mineurs, de tenir compte des réalités socioculturelles dans les réformes textuelles (règlements, lois, …) et de doter les structures d’intervention de moyens efficients et efficaces pour assurer la prise en charge des mineurs victimes.

La seconde étape, qui s’est déroulée jeudi, a été très festive avec un défilé des pensionnaires de plusieurs centres de réinsertion ou d’observation des mineurs ainsi que ceux des centres socio-éducatifs du pays.

Des chants, danses, ballets et sketchs sur les pratiques néfastes affectant les enfants parfaitement exécutés par ces pensionnaires ont également meublé cette deuxième phase de la célébration de la journée de l’enfant africain au CRMB de Bouaké au cours de laquelle un véhicule de type 4X4 a été remis à cette structure de la part de la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara.

(AIP)

rkk