Abidjan, 07 sept 2026 (AIP)- La liquidation de l’ancienne Commission électorale indépendante (CEI) est officiellement entrée dans sa phase opérationnelle, lundi 7 septembre 2026, avec la passation de charges entre le secrétaire général sortant, Euloge Guy Kouassi, et le liquidateur, Lassana Sylla, lors d’une cérémonie présidée par le Haut Représentant du Président de la République, Gilbert Koné Kafana.
La cérémonie, tenue au siège de l’ex-CEI, à Abidjan Cocody, marque le début de la clôture administrative et financière de l’ancienne institution, officiellement dissoute le 6 mai 2026 à la suite d’une ordonnance adoptée en Conseil des ministres.
Désormais chargé de conduire cette opération, Lassana Sylla a indiqué que sa mission s’appuiera sur une feuille de route couvrant les volets humain, patrimonial, logistique et financier de la liquidation.
« Notre action s’inscrira dans une feuille de route claire couvrant l’ensemble des dimensions de la liquidation humaine, patrimoniale, logistique et financière », a-t-il déclaré, précisant que celle-ci guidera les interventions « depuis l’état des lieux initial jusqu’à l’élaboration du rapport final de liquidation ».
Cette phase devra notamment permettre de procéder à l’inventaire et à la régularisation des biens, des contrats, des comptes et des engagements de l’ex-CEI, ainsi qu’au règlement des droits du personnel et des dettes envers les fournisseurs.
Pour le secrétaire général sortant, cette étape ne saurait toutefois se limiter à une simple opération administrative. « Si aujourd’hui nous mettons un terme à l’existence juridique et administrative de la CEI, nous ne mettons pas fin au lien aux expériences et aux valeurs qui ont été construites au fil du temps », a souligné Euloge Guy Kouassi.
Il a estimé que la liquidation pouvait être considérée « non pas comme une simple clôture, mais comme une transition vers une nouvelle perspective ».
Présidant la cérémonie, Gilbert Koné Kafana a relevé que la dissolution de l’ancienne commission électorale ouvre « naturellement, une nouvelle étape de la vie institutionnelle » du système électoral ivoirien. « Tel est le sens de la mise en place d’un cadre de législation et de la désignation d’un liquidateur », a-t-il expliqué.
La liquidation de l’ex-CEI intervient ainsi comme une étape de transition devant permettre de clore de manière ordonnée les aspects administratifs, humains, patrimoniaux et financiers de l’ancienne institution, avant la mise en place complète du nouveau dispositif de gestion des élections en Côte d’Ivoire.
(AIP)
cmas


