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Abidjan, 05 oct 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire entend renforcer la recherche agricole pour consolider les performances de sa filière hévéa et relever les défis liés à la productivité, au changement climatique, à la durabilité et à la transformation, a relevé le directeur général des Productions et de la sécurité alimentaire, Pascal Angui, à l’ouverture de l’atelier de validation du diagnostic stratégique et de formulation du Programme national de recherche de la filière hévéa (PNR-Hévéa 2027-2031).

Représentant le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, à l’atelier organisé du 29 septembre au 3 octobre 2026 à Yamoussoukro, M. Angui a souligné que l’hévéaculture constitue une importante culture de rente pour la Côte d’Ivoire, dont les performances sont notamment liées aux investissements consentis dans l’amélioration de la productivité et au travail de recherche.

Le directeur général des Productions et de la sécurité alimentaire au ministère de l’Agriculture, Pascal Angui (Yamoussoukro, 29/09/2026).

« Il est important que de temps en temps on s’arrête pour faire un bilan et éventuellement envisager l’avenir », a-t-il déclaré, estimant que cet avenir doit être envisagé à travers la recherche, avec l’implication du Centre national de recherche agronomique (CNRA) et des universités.

Il a relevé la nécessité de mettre à la disposition des producteurs certaines variétés déjà développées par le CNRA, d’en améliorer d’autres pour tenir compte du changement climatique et de renforcer la transformation du caoutchouc naturel afin d’accroître la valeur ajoutée générée par la filière.

Représentant le directeur exécutif du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA), Adolphe Ouya a noté que la production nationale d’hévéa est passée de 350 000 tonnes en 2015 à près de 1,932 million de tonnes en 2025.

Ce, grâce notamment à la vision de l’Etat, à la synergie des acteurs réunis au sein de l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC) et à l’appui des structures d’encadrement et de recherche.

Selon le représentant de l’APROMAC, Jules Dally, l’élaboration du PNR-Hévéa doit notamment permettre de répondre aux besoins des producteurs en matière de productivité, de renouvellement des vieux vergers, d’adaptation au changement climatique et d’extension de la culture vers de nouvelles zones.

« Nous avons besoin de chercheurs pour nous aider à maximiser ce que nous voulons obtenir », a-t-il affirmé, citant également la nécessité de développer l’agroforesterie, notamment l’association de l’hévéa avec le cacao ou le maïs, afin de diversifier les sources de revenus des planteurs. Il a également insisté sur la lutte contre les maladies et ravageurs, ainsi que sur la recherche de solutions adaptées aux anciennes plantations arrivées en fin de vie économique.

Pour le directeur associé du cabinet JRKMG, Jean-Rostan Kamga, chargé de l’élaboration du programme, le diagnostic stratégique fait ressortir des écarts de rendement entre petits exploitants et exploitations industrielles, une faible adoption des technologies et la nécessité de prendre en compte les normes internationales, notamment celles de l’Union européenne.

Le diagnostic a permis de dégager sept axes stratégiques et six composantes de recherche portant notamment sur l’amélioration génétique et la valorisation variétale, l’agronomie et la physiologie, la défense des cultures et la gestion intégrée des risques, la diversification et la valorisation des produits et sous-produits de l’hévéa, la mécanisation et l’amélioration technologique ainsi que la socio-économie et la compétitivité.

(AIP)

cmas

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