Cet article a été publié le: 22/07/22 15:25 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ La vulgarisation des recommandations de l’OMS exigée aux prestataires de santé lors des journées scientifiques de la SOGOCI à Gagnoa

Gagnoa, 22 juil 2022 (AIP)- La vulgarisation ou dissémination des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été exigée aux gynécologues, sages-femmes et autres prestataires de santé venus renforcer leurs capacités aux journées scientifiques organisées par la Société de gynécologie et d’obstétriques de Côte d’Ivoire (SOGOCI), dont les travaux se sont ouverts jeudi 21 juillet 2022 à Gagnoa.

« C’est ce que nous attendons de nos praticiens de santé », a déclaré le président du comité d’organisation de la SOGOCI Gagnoa 2022, professeur Doumbia Yacouba, enseignant à l’université de Bouaké, et chef de service de la gynéco-obstétrique du Centre hospitalier régional (CHU).

Selon lui, certaines habitudes qui existaient chez les praticiens de santé, nécessitent aujourd’hui d’être « disséminées et améliorées » pour permettre des soins de qualité à la population, concernant les éléments qui entraînent la mort des femmes en couche. Il a cité le cas notamment, de l’hémorragie du post-partum immédiat, les avortements sécurisés, l’utilisation du dispositif intra utérins (stérilet) et la prévention contre le cancer du col de l’utérus.

Insistant sur le cas de l’hémorragie du post-partum immédiat qui concerne la femme qui saigne après l’accouchement, et qui constitue la première cause de mortalité maternelle, professeur Doumbia a insisté qu’avec beaucoup de moyens très simple, le praticien est susceptible peut réduire de façon considérable ces hémorragies.

Il suffit pour cela, dit-il, de suivre correctement les consultations prénatales, en préparant et surveillant l’accouchement, en utilisant un produit de premières nécessités, qui lorsqu’ils sont utilisés, pourraient permettre de réduire de moitié le taux de mortalité chez la femme en couche.

La situation de la mortalité maternelle ne s’est pas améliorée en Côte d’Ivoire, a regretté le conférencier. Le taux est de 614 décès pour 100 000 naissances vivantes, quand en Occident, l’on est à moins de 10 décès, toujours pour 100 000 naissances vivantes, a-t-il ajouté.

Débuté mercredi 20 juillet par le dépistage gratuit du cancer du col de l’utérus, les journées scientifiques sont organisées pour la première fois dans une ville de l’intérieur du pays. Elles s’achèveront vendredi. L’objectif est de renforcer les capacités des gynécologues obstétriciens, des médecins, des sages-femmes et infirmiers de Côte d’Ivoire, également de diffuser les nouvelles directives consolidées de l’OMS.

En outre, la SOGOCI, s’est fixée pour mission principale d’offrir aux populations de la Côte d’Ivoire et en particulier de Gagnoa, des soins de qualité et donner l’opportunité de nouvelles adhésions des prestataires.

Les journées scientifiques se tiennent entre deux congrès de la SOGOCI, qui est une société savante ivoirienne à but non lucratif, présidée par le professeur Serge Boni.

Plus de 300 prestataires de santé sur les 400 gynécologues et 6000 sages-femmes inscrits à la société de gynécologie, issus des 16 sections régionales qui comprennent la Société de gynécologie et d’obstétrique de Côte d’Ivoire (SOGOCI), qui elle-même coiffe les 113 districts sanitaires contenus dans les 33 régions sanitaires de la Côte d’Ivoire, ont pris part aux  journées scientifiques dénommée ‘SOGOCI Gagnoa 2022’, sous le thème principal “Hémorragie du post-partum immédiat”, suivi de communications.

(AIP)

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