Cet article a été publié le: 13/06/21 12:47 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/l’AIBEF et IPAS forment des leaders d’opinion sur la santé de la reproduction à Daloa 

Daloa, 13 juin 2021 (AIP)-L’ONG internationale IPAS et le bureau régional de l’Association ivoirienne pour le bien-être familial (AIBEF) ont organisé, du mercredi 9 au samedi 12 juin 2021, à Daloa, un atelier de clarification des valeurs et de transformation d’attitude des leaders d’opinion sur la santé de la reproduction et des avortements non sécurisés.

L’atelier vise, selon Soro Aboudou Nabiehoua, représentant IPAS, à améliorer la perception des participants sur les droits en santé sexuelle et reproductive avec un focus sur les soins complets d’avortement. La vulgarisation des dispositions légales internes et les engagements internationaux et régionaux pris par la Côte d’Ivoire en matière de santé sexuelle et reproductive, l’état des lieux en matière de santé sexuelle et reproductive avec les grossesses non désirées et les avortements clandestins en exergue, les engagements pris par les autorités ivoiriennes en matière de santé sexuelle et reproductive, le protocole de Mapouto, en son article 14, et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique ont été au centre de cet atelier.

Le protocole de Mapouto, élargi les conditions d’accès aux services d’avortement aux cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus, a été expliqué par les experts aux participants.

Mme Bolou Liliane, député suppléante de Daloa, s’est dite satisfaite de la rencontre et appelle les autorités ivoiriennes à autoriser l’avortement en Côte d’Ivoire, pour réduire les avortements clandestins. “C’est interdit, mais les gens le font toujours, ce qui provoque des décès de femmes lors des accouchements”, déclaré Mme Bolou.

La question de la mortalité maternelle reste à ce jour une préoccupation en Côte d’Ivoire. Selon des études réalisées, de 614 décès maternels pour 1000 naissances en 2012, l’on est passé à 645 décès maternels pour 1000 naissances en 2015. Ce qui montre que les décès maternels sont en hausse en Côte d’Ivoire.

(AIP)

Ss/kp