Cet article a été publié le: 10/06/21 16:58 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Lancement d’une étude sur les facteurs limitants la contribution des EPIC à leur budget

Abidjan, 10 juin 2021 (AIP) – Le directeur de cabinet du président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG), Bakari Traoré, a procédé jeudi 10 juin 2021, au lancement d’une étude pour relever les facteurs qui limitent la contribution des Etablissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) au financement de leur budget, dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre la corruption et des infraction assimilées.

Cette étude va concerner 17 EPIC des domaines de la santé, agriculture, environnement, infrastructure, transport, imprimerie, formation, culture et tourisme. Elle va faire l’état du financement du budget de fonctionnement des EPIC, analyser leur structure et évolution des contributions de leurs ressources propres et faire la revue des instruments de transparence budgétaire.

« Il nous a été donné mandat d’analyser les facteurs qui limitent les contributions des EPIC au financement de leur budget. En fait, le problème de fond est qu’il y en a qui peuvent réaliser les 60% de leur budget comme leur demande la loi n°2020-627 du 14 août 2020 qui fixe les règles générales relatives aux EPIC. Mais avec le mécanisme mis en place ne leur permet pas. Nous allons analyser les performances de ces structures, identifier les risques de corruption », a expliqué le porte-parole du cabinet Bureau africain de renforcement des compétences (BARCO) chargé de l’étude, Pr Bénié Kouadio, lors de l’atelier de lancement de ce rapport, à la HABG, à Abidjan.

Cette étude fait suite à la faiblesse « chronique réelle ou feinte » des EPIC relevée par des rapports, qui constitue également un affaiblissement de l’autonomie financière de ces entités et qui peut favoriser l’aggravation du non-respect de la sincérité budgétaire et partant celui de la transparence. Selon M. Kouadio, ces rapports relèvent des tentatives de corruption dans les recouvrements des recettes et une absence de traçabilité des recettes.

Au nom du président de la HABG, Bakari Traoré a encouragé l’ensemble des parties prenantes à apporter aux experts chargés de l’étude, leur concours pour une bonne réalisation de cette étude.

(AIP)

ena/tm