Cet article a été publié le: 15/09/21 13:47 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ L’APROMAC apaise les acteurs de la filière hévéa des secteurs de Guiglo et Man

Guiglo, 15 sept 2021 (AIP) – Une mission de l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC) a réussi, mardi 14 septembre 2021, à instaurer un climat d’apaisement au sein de la filière hévéa des deux secteurs de production et de commercialisation intérieure de Guiglo et Man, pour la bonne continuation des activités économiques dans ces deux secteurs.

Elle a promis de trouver très rapidement des solutions aux problèmes soulevés par les producteurs, au terme des rencontres d’échanges avec les protagonistes qui ont abouti dans l’après-midi à la restitution de la synthèse de ces rencontres.

Une mission diligentée par les dirigeants de l’APROMAC, la faîtière de la filière hévéa, séjourne depuis dimanche et ce, jusqu’au mercredi, à Guiglo, en vue d’aplanir les différends qui opposent producteurs et usiniers locaux. Elle avait été saisie par courrier et invitée par les producteurs de caoutchouc naturel des secteurs de Man et Guiglo, regroupant les régions du Cavally, du Tonkpi, du Guémon et du Bafing, à trouver les solutions aux problèmes vécus localement.

«La mission a permis à notre délégation de prendre la pleine mesure des problèmes soulevés par les producteurs des secteurs de Man et Guiglo, et qui ont fait l’objet de leurs récriminations», a déclaré le secrétaire exécutif de l’APROMAC, Albert Koffi Konan, chef de la délégation. Avant de relever que les problèmes présentés par les producteurs trouveront leurs solutions par l’adoption définitive de textes réglementaires de la filière hévéa, surtout au niveau spécifiquement de la commercialisation intérieure.

Pour M. Koffi, quand les acteurs de la filière attendent que l’APROMAC apporte des réponses précises et durables à des problèmes qui se posent dans la filière, il est bon que les décisions de la faîtière s’appuient sur des dispositions formelles, sur des textes.

Il a, malgré tout, promis dès leur retour à Abidjan, de poursuivre les discussions entamées à Guiglo, avec les directions générales des usiniers, en portant les griefs des producteurs à leur connaissance, afin que certains points précis de ces griefs soient réglés avant même la mise en place de textes réglementaires régissant le fonctionnement de l’APROMAC, devenue Organisation interprofessionnelle agricole (OIA), depuis seulement l’année dernière.

Au total, la délégation de l’APROMAC, par sa voix, a tenu à rassurer autorités administratives et producteurs locaux, de ce que les questions de frais de transfert et de transport, la non application du prix APROMAC pour les poids inférieurs à 10 t, les réfractions arbitraires, la non attribution de code aux producteurs et aux sociétés coopératives légalement constituées. Mais également celles (questions) relatives aux arriérés de 2018-2019, en somme tous les griefs des producteurs à l’encontre de la SAPH, de SOUTHLAND KATI, de SITH, de CHC trouveront très rapidement des solutions idoines, dans l’intérêt de tous les acteurs locaux de la filière hévéa.

Pour ce faire, la délégation a donc engagé les producteurs à produire du latex de qualité et à s’approprier le prix «Carreau-usine (livraison de leur production à l’usine) différent du prix bord-champ, afin de s’éviter ce que leur font subir les usiniers et les propriétaires de ponts bascules. Ces derniers ayant été exhortés à se mettre en règle vis-à-vis de la réglementation en vigueur, notamment l’homologation de leurs instruments de travail.

Les dysfonctionnements récurrents du système de commercialisation locale du caoutchouc naturel au détriment des producteurs, entraînant le non-respect du prix APROMAC, avaient amené ceux-ci à émettre une véhémente protestation auprès des autorités locales pour dénoncer ces faits.

Ces producteurs des secteurs de Man et de Guiglo avaient, par la suite, adressé un courrier à l’APROMAC, l’invitant à trouver des solutions aux problèmes vécus, localement. Et qui ont pour nom, notamment la non-application du prix APROMAC, les réfractions arbitraires, les prélèvements de faux frais, les ponts et palettes truqués, les pisteurs véreux, la non-attribution des codes à la grande masse des producteurs.

(AIP)

ja/ask