Zuénoula, 23 nov 2025 (AIP) – Une conférence sur l’importance de l’agroforesterie et du reboisement a été animée le samedi 22 novembre 2025 à la salle de conférence de la préfecture de Zuénoula par le capitaine Brice Kouassi, ingénieur des techniques des Eaux et Forêts, en marge de la cérémonie de planting d’arbres organisée par le cantonnement local.
Devant un public composé d’élèves, de personnels administratifs, de chefs de service, de forces de défense et de sécurité ainsi que de plusieurs responsables techniques, l’officier forestier a rappelé les rôles vitaux joués par les arbres et les écosystèmes forestiers.
« La forêt est source de vie. Elle capte le carbone, régule le climat, protège les sols et abrite la biodiversité. Sans les arbres, notre survie serait menacée », a-t-il expliqué, illustrant ses propos par l’exemple de la forêt du Banco, capable d’absorber les gaz issus de la zone industrielle voisine.
Le capitaine Kouassi a alerté sur la dégradation accélérée du couvert forestier national et a présenté deux techniques majeures de restauration, à savoir le reboisement classique, qui consiste à planter des essences adaptées au climat local; et l’agroforesterie, pratique associant cultures vivrières et arbres afin d’améliorer durablement les rendements agricoles, la fertilité des sols et la résilience climatique.
A ses dires, ces approches sont « indispensables pour reconstituer les trois millions d’hectares visés par la politique forestière ivoirienne d’ici 2030 ».
Le conférencier a par ailleurs insisté sur la nécessité de préserver les micro-organismes des sols, souvent détruits par une utilisation excessive de produits chimiques, rappelant que « toute la chaîne alimentaire commence par la plante et les êtres vivants du sol ».
Le capitaine Brice Kouassi a enfin invité la population à solliciter les services du cantonnement pour toute initiative d’agroforesterie ou de reboisement. « Nous sommes disponibles pour accompagner chacun dans la protection et la restauration de notre patrimoine forestier », a-t-il conclu.
À l’issue de la séance, les participants ont procédé à la mise en terre de 150 plants dont du teck (Tectona grandis), reconnu pour la qualité de son bois d’œuvre, et des plants d’acacia destinés à la consommation.
(AIP)
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