Cet article a été publié le: 20/11/20 8:20 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Le Comité des droits de l’enfant se dit préoccupé par la persistance de violations des droits de l’enfant dans le pays

Abidjan, 20 nov 2020 (AIP)- Le Comité des droits de l’enfant se dit préoccupé par la persistance de violations des droits de l’enfant perpétrées en Côte d’Ivoire, a indiqué, jeudi 19 novembre 2020, le président de la Coalition des organisations et associations des enfants de Côte d’Ivoire, Albert Kissignan Touré, faisant la lecture de la déclaration  du forum des ONG et associations d’aide à l’enfance en difficulté.

« Le Comité des droits de l’enfant déplore la forte prévalence de la violence sexuelle contre les filles et les garçons, ainsi que la violence sexiste, en particulier contre les filles, y compris dans les établissements d’enseignement, et le faible nombre de cas signalés ou faisant l’objet d’enquête et de poursuites. Il dénonce également la tolérance et la non interdiction légale des violences faites aux enfants y compris les violences domestiques », a indiqué M. Touré.

Face à ces préoccupations, le Comité recommande à la Côte d’Ivoire de prendre des actions de remédiation à savoir soutenir et accorder la priorité à la prise en charge de tous les enfants dans la famille, afin que la garantie de vivre dans un environnement familial, conformément à la politique nationale de protection de l’enfant, soit mise en œuvre en veillant à adopter les projets de décrets de 2017 sur les normes relatives à la prise en charge institutionnelle et à la prise en charge par des familles d’accueil.

S’inscrivant dans la droite ligne du Comité et s’inspirant du thème national « Ensemble, réinventons une Côte d’Ivoire sans violence faites aux enfants », la société civile notamment le Forum des ONG et associations d’aide à l’enfance en difficulté souhaite que le gouvernement ivoirien interdise, par la prise d’une loi, les punitions physiques et humiliantes faites aux enfants en tout lieu et en toute circonstance.

Ce plaidoyer intervient dans le cadre de la journée commémorative des Nations Unies relative aux droits de l’enfant instaurée depuis le 20 novembre 1989, dont l’objectif est d’attirer l’attention de tous sur les nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. C’est une occasion de prise de conscience universelle sur la nécessité d’agir ensemble pour le bien-être des enfants du monde entier.

(AIP)

tg/fmo