Cet article a été publié le: 12/11/21 8:39 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Le LAMIVECT initie un atelier de restitution des résultats de ses activités à l’UAO de Bouaké

Bouaké, 12 nov 2021 (AIP)- Le laboratoire mixte international sur les maladies à vecteurs (LAMIVECT) a organisé mardi 09 et mercredi 10 novembre 2021 un atelier de restitution de ses activités au cours de ces 10 dernières années.

Cet atelier, qui s’est déroulé au centre d’entomologie médical et vétérinaire de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké, a permis de présenter les résultats obtenus par cette plateforme de recherche et de formation sur les maladies à vecteurs.

Ces résultats affichent, notamment, plus de 200 publications scientifiques dans les revues de rang A (revues internationales), la formation et l’accompagnement de plus de 50 doctorats et environ 2000 heures de cours dispensés au niveau des universités Nazi Boni de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et Alassane Ouattara de Bouaké (Côte d’Ivoire).

Le représentant de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en Côte d’Ivoire, Fred Eboko, qui a pris une part active à cet atelier final des activités du LAMIVECT, a qualifié ces résultats d’exceptionnels d’autant plus que cet outil de partenariat a contribué à l’éradication de plusieurs maladies à vecteurs, notamment, la trypanosomiase ou maladie du sommeil, notamment, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.

Outre la présentation des résultats des 10 années d’activités de ce laboratoire mixte international (LMI), les experts scientifiques de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et de la France, qui participaient aux travaux de cet atelier, ont discuté de la forme de pérennisation à lui donner afin qu’il continue à fédérer les forces de ces trois pays à travers leurs instituts de recherche respectifs.

Ils ont, notamment, suggéré que « des discussions soient conduites au niveau des ministères de la recherche et de l’enseignement supérieur de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso pour ancrer le LAMIVECT dans les dispositifs nationaux et que les partenaires puissent formaliser leur volonté de collaboration à travers une convention qui prolongerait de deux ans le modèle de gouvernance et de suivi scientifique qui a fait ses preuves ».

Pour marquer cette évolution, les experts proposent de donner à cette nouvelle phase le nom de LAMIVECT +. Durant cette période transitoire, le LAMIVECT + pourra se rapprocher de dispositifs nationaux, régionaux et internationaux qui se développent et qui visent à mettre en œuvre des approches One Health pour mieux affronter les maladies émergentes à risque pandémique.

Créé en 2011, le LAMIVECT est un laboratoire mixte international constitué à partir de sept laboratoires partenaires du Sud et du Nord essentiellement des laboratoires nationaux de la Côte d’Ivoire (IPR-INSP, CEMV-UAO), du Burkina Faso (IRSS, CIRDES, UNB) et de la France (IRD et CIRAD), précise-t-on.

(AIP)

rkk