Cet article a été publié le: 14/09/21 13:58 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Le ministre de l’Agriculture lance un programme de production intensive de maïs à Yamoussoukro

Yamoussoukro, 14 sept 2021 (AIP) – Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, a procédé lundi 13 septembre 2021 dans le village de Gogokro (sous-préfecture de Yamoussoukro), au lancement d’un programme national de production  de maïs à grande échelle.

Ce projet vise à satisfaire la demande de 10 millions de tonnes de maïs dont sept millions pour le marché asiatique. La Côte d’Ivoire dont les terres et le climat restent fortement favorables à la production de cette céréale entend ainsi améliorer sa capacité de production actuelle qui est de 1,100 million de tonnes.

Selon le président de l’interprofession maïs, N’zi Eugène, trois défis majeurs sont à relever à savoir l’accroissement de la capacité d’offre à travers la mécanisation, l’irrigation et l’accès aux financements, l’organisation de la chaîne des valeurs et enfin la recherche de haute valeur ajoutée.

Pour le ministre de l’Agriculture, le lancement de ce projet marque le début de la phase active après le lancement des activités de la filière que la ville de Bondoukou a abrité récemment. « Nous sommes venus ici sur des espaces aménagés en son temps par Félix Houphouët-Boigny… Aujourd’hui, le Président de la République Alassane Ouattara ne veut pas laisser tomber le travail important fait par le père de la nation et il a donné des instructions fermes pour que nous puissions véritablement travailler avec les uns et les autres », a déclaré Kobenan Adjoumani.

Il a souligné la présence de partenaires prêts à accompagner le gouvernement avant de lancer un appel aux femmes et aux jeunes. « Leur bonheur se trouve ici dans les villages, dans la brousse car nous voulons être premier producteur mondial de maïs pour ne plus en importer », a-t-il dit.

Le maïs compte 3500 dérivés connus à ce jour, et les potentialités climatiques et environnementales de la Côte d’Ivoire permettent de produire cette céréale en abondance. L’interprofession reste convaincue  qu’avec un minimum d’organisation et une volonté politique, cette céréale pourrait contribuer au PIB  à hauteur de 7%.

(AIP)

gso/cmas