Cet article a été publié le: 31/03/21 12:08 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Le projet ARPEJ lancé pour améliorer la prise en charge des jeunes en situation de vulnérabilité à Aboisso

Aboisso, 31 mars 2021 (AIP)-Le  projet Approche régionale pour la protection de l’enfant (ARPEJ) à été lancé, mardi 30 mars 2021, à Aboisso, en vue d’améliorer la prise en charge des enfants et jeunes en situation de vulnérabilité.

Ce projet, à l’initiative des villages SOS et financé par l’Agence française de développement (AFD), vise a assurer durablement la protection de 458 221 habitants dont environ 242 857 enfants et jeunes de moins de 20 ans et en particulier plus de 2000 enfants en situation difficile à travers neuf  communautés identifiées dans le district d’Abidjan et dans la région du Sud-Comoé,  a indiqué le directeur des villages SOS de Côte d’Ivoire, Oumarou Koala.

Au total, 810 familles pour 3240 enfants et jeunes dont 1080 dans le district d’Abidjan et 2150 dans le Sud-Comoé sont concernées par le projet développé par les villages SOS.

Concrètement, ce projet, qui couvre le Burkina Faso, le Togo et la Côte d’ivoire, permettra de renforcer les communautés et les familles pour une meilleure protection et prise en charge des enfants filles et garçons et renforcer l’alignement des acteurs  de la prise en charge alternative avec les principes des lignes directrices de l’ONU pour la protection de l’enfant a fait savoir M. Koala.

A terme, tous les enfants et jeunes y compris ceux vivant au sein des familles vulnérables et ceux ayant perdu la prise en charge parentale  devront grandir dans le respect de leurs droits.Le projet ARPEJ lancé à Aboisso

Des acteurs clés en matière de protection seront renforcés pour la bonne marche du projet. Il s’agit de la communauté (Village, quartier) afin qu’elle devienne protectrice des enfants et jeunes et empêche toute violation (Exploitation par le travail, pratiques néfastes comme le mariage forcé , ….), des familles nécessitant un accompagnement personnalisé et un soutien temporaire, de la protection de l’enfance, associatifs, et publics devant améliorer leur compétences et  leur collaboration et enfin les autorités administratives dans leur travail de coordination et d’évaluation de la mise en œuvre des orientations de la politique nationale de protection de l’enfant (PNPE).

Le préfet du département d’Aboisso, Coulibaly Gando, président du comité régional de protection de l’enfant du Sud-Comoé mis en place lundi, a expliqué l’importance de la protection de l’enfant dans notre société. Il a engagé l’ensemble des populations du Sud-Comoé à soutenir ce projet.

Ce projet est financé à environ  deux milliards  de francs CFA par l’Agence française de développement (AFP) pour une durée de trois ans. En Côte d’Ivoire, 538 449 639  francs CFA seront mobilisés, a-t-on appris.

La région du Sud-Comoé, du fait qu’elle soit une zone frontalière, est confrontée aux problèmes de traite de personnes et d’enfants, note-on.

(AIP)

akn/fmo