Cet article a été publié le: 31/07/21 10:11 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Le taux de prévalence contraceptive moderne est de 23% pour l’ensemble des femmes en Côte d’Ivoire (Etude)

Abidjan, 31 juil 2021 (AIP)- Le taux de prévalence contraceptive moderne est de 23% pour l’ensemble des femmes, de 22% pour les femmes mariées et de 48% pour les femmes non mariées sexuellement actives en Côte d’Ivoire ont révélé les résultats d’une étude conduite par L’Ecole nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (ENSEA) depuis juillet 2019.

La pilule (24%) et l’implant (22%) sont les méthodes les plus courantes chez les femmes en union. 60 %  de celles-ci âgées de 18-24 ans ont commencé leur vie sexuelle avant l’âge de 18 ans, précise cette enquête qui s’inscrit dans le cadre d’un projet dénommé « Performance monitoring for Action » en abrégé PMA avec l’appui financier de la Fondation Bill et Melinda Gates en vue de faire progresser les connaissances relatives à la dynamique contraceptive et à la santé de la reproduction sur le plan programmatique.

L’ investigation menée auprès des femmes âgées de 15-49 ans sur les informations relatives à la demande et l’utilisation de méthodes contraceptives précise que les besoins non satisfaits en planification familiale sont en baisse continue passant de 26% en 2017 à 20% en 2020, et que 38% des naissances ou grossesses actuelles sont non désirées.

Près d’une adolescente sur trois a des représentations sociales négatives vis-à-vis de l’utilisation de la planification familiale (PF) chez les jeunes filles, considérant que les jeunes filles qui utilisent la PF ont des mœurs légères ou que la PF concerne uniquement les femmes qui ne veulent plus avoir d’enfants

Par ailleurs, l’étude signale que l’incidence de l’avortement en 2018 était estimée entre 28 et 41 pour mille femmes âgées de 15 à 49 ans soit entre 158 321 et 230 942 avortements par an et que de deux tiers de ces actes effectués par les femmes étaient à risque.

De ce fait, 58% de femmes  ayant  eu recours à l’avortement ont indiqué avoir subi des complications potentielles. 31% des femmes qui n’utilisaient pas de méthodes contraceptives l’ont fait pour des raisons liées au Covid 19, notamment la peur de contracter la maladie  dans la structure de santé. Parmi les établissements offrant la Planification Familiale, 18 % déclarent une irrégularité ou interruption complète de l’offre de PF pendant les restrictions liées au Covid 19.

Ces résultats ont été présentés lors d’un atelier de  dissémination, le jeudi 29 juillet 2021 au sein de l’ENSEA en vue de susciter une meilleure appropriation des données au niveau national.

(AIP)

bsb/tm