Agboville, 06 août 2026 (AIP) – La fourniture en eau potable a repris progressivement à Agboville et dans plusieurs localités environnantes depuis mercredi 5 août 2026, après plusieurs jours d’interruption consécutive à la pollution du fleuve Agbo, principale source d’approvisionnement en eau de la zone.
Selon les autorités locales, cette perturbation était liée à une forte dégradation de la qualité des eaux du fleuve, provoquée par des activités d’orpaillage clandestin menées en amont, notamment dans les régions du Moronou et de La Mé.
Le niveau de turbidité de l’eau avait atteint 850 unités, alors que la norme requise est de cinq unités, soit un taux 170 fois supérieur à la normale. Cette situation, associée à l’usage de substances chimiques telles que le mercure et le cyanure dans les sites d’orpaillage illégal, avait conduit à la suspension de la distribution d’eau potable à Agboville, Grand-Morié, Attobrou et dans plusieurs villages de Yapo.
« Depuis vendredi dernier, nous avons constaté un changement total de la couleur de l’eau. Les images de drones des Eaux et Forêts montrent que l’eau n’était pas potable car elle contenait du cyanure », avait indiqué lundi 3 août le préfet de région, préfet du département d’Agboville, Sihindou Coulibaly, lors d’une réunion d’urgence à la préfecture.
Cette situation avait suscité l’inquiétude des populations, contraintes de recourir à des sources alternatives d’approvisionnement durant la période d’interruption.
Le rétablissement du service est intervenu après plusieurs séries d’analyses réalisées par les structures compétentes. Selon l’Office national de l’eau potable (ONEP) de l’Agnéby-Tiassa, les résultats des prélèvements effectués par le Laboratoire national d’appui au développement agricole (LANADA) ont confirmé que l’eau est désormais conforme à la consommation humaine.
En attendant le retour complet à la normale du réseau de distribution, l’ONEP poursuit des opérations de ravitaillement en eau potable dans plusieurs quartiers et villages concernés.
Les autorités locales appellent toutefois les populations à la vigilance et réaffirment la nécessité de renforcer la lutte contre l’orpaillage clandestin, considéré comme une menace pour les ressources naturelles et la santé publique.
(AIP)
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